Ode es espoir navré.

19 juin 2013

chatpluie

    Jouer Cassandre ne me plaît
    Mais ne puis celer, aujourd’hui,
    que Saint Médard porteur d’orage
    Était déjà mauvais présage.

chienspluie Saint Barnabé, lui, tout mouillé

    Nous confirma ciel sans pitié
    Garantissant morosité
    Avec été sous parapluie.

    Le soleil déclarant forfait,
    Nuages, orages, et pluie sauvages
    Mêlés de grêle en giboulées
    Promettent à l’été leurs outrages.

genspluie Adieu douces nuits étoilées,

    Le temps étant notre fardeau
    nos grises mines sous le manteau
    nous font visages tout penauds.

    D’ores et déjà, sont tristes maux
    Pour la saison, déterminés.
    À feu été, feux présagés
    et jours semblables à des soirées.

implorer Il est temps de s’interroger :

    L’homme doit-il culpabiliser ?
    A-t-il responsabilité
    De ce climat encoléré ?

Hirudinea… Qui es-tu ?

5 juin 2013

infirmsang Au regard de nombre d’humains

    Tu es du lot des mal aimées
    Tel est ton malheureux destin.

    Pourtant ? Serais-tu mal jugée ?
    C’est, et ne pouvons le cacher,
    Que l’homme, de lui toujours imbu
    N’a toutefois pas très bonne vue
    aux mérites que point ne connaît.
    S’il se penchait sur son passé
    L’homme y apprendrait tes vertus.
    L’histoire nous l’apprend en effet
    Dans l’armée napoléonienne
    Opérait un certain Broussais.
    De toi, il avait tout compris
    À le faire savoir s’est complu.
    Te louant des services rendus
    Il te fit reine européenne
    De la guérison des perclus.
    Dire tous les maux que tu guéris
    Est en effet liste infinie :
    Abcès, furoncle et panaris
    Tout comme douleurs prémenstruelles
    Ou hypertension artérielle
    Grâce à toi, sont anéantis.
    Ulcères, varices, hémorroïdes
    Tu en fais, seule, le génocide.
    Oedèmes, migraines ou acouphènes
    Ou toute autre affection qui gêne
    Trouve à guérir de ton seul fait.
    Et ainsi, jusqu’en Amérique
    Sont connus tes dons bénéfiques.

    Si l’homme était moins ignorant
    L’inanité de son mépris
    Lui apparaîtrait évident.

Mais je m’aperçois que j’ai gardé inconnu
Le nom de cette ambassadrice
d’une médecine bienfaitrice.
Aviez-vous deviné qu’il s’agit de sangsue ?

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Ce que je ne saurais celer
C’est que cette ode à une sangsue
Avec le goût de m’amuser
C’est pour le rire qu’elle m’est venue.

La (vraie) lutte anti-tabac

31 mai 2013
    cigaretkaput Quelle fichue bande de dégonflés
    ces députés qui votent lois
    prétendant être de bonne foi
    dans leur lutte anti-tabagie.
    Qu’ont-ils votés comme lois concrètes :
    Haussé le prix des cigarettes ?
    Ôté sa clope à Lucky Luke ?
    Son gros cigare à Jacques Dutronc ?
    De même que le sien à Churchill ?
    Vraiment des ukases de « Trous du’c »

    Ce qui seraient de vraies mesures,
    Des lois réellement utiles,
    Je vais, ici, le proposer.
    À commencer par interdire
    Les spectacles de Bartabas.
    «Bar» «Tabacs», en voilà un nom !
    Il serait temps de mettre holà
    Au zingaro provocateur
    Déjà en excès de vitesse
    Avec ses chevaux qui galopent.

    cigaretiere Dans un second temps, ça, c’est sûr,
    Je supprimerais de la scène
    Bizet et sa belle cigarière,
    la dite Carmen, une drôlesse,
    Comme tentatrice une vraie salope
    qui, sous couvert de jalousie,
    de passion et de peines de coeur,
    Fait du cigare l’apologie.
    Et oust, du balai l’opéra
    Qui ne fera plus un tabac.

    Enfin, sans que cela me gêne,
    Je préconise d’entrer en guerre
    contre Cuba, la république
    qui ne cesse de nous faire la nique
    Avec le « Havane » qu’elle produit.
    Cuba qui allume le désir
    de goudron et de nicotine,
    est lieu de tourisme à proscrire.
    Pour que tabac on extermine
    C’est ainsi qu’on se doit d’agir.

STOP au tabacssage des fumeurs

30 mai 2013

Le 31 mai, qui pointe le bout de son nez, m’a paru une bonne journée pour clamer mon exaspération.
Toutefois, que les choses soient claires, je n’ai pas l’intention de faire l’apologie du tabac.
Le tabac est nocif. Le fait est incontestable.
MAIS…

Mais j’en ai plus que ras-le-bol que les non fumeurs, le gouvernement, la Sécurité Sociale, relayés par les médias, stigmatisent les fumeurs.

J’en ai plus que ras-le-bol, des non fumeurs intolérants (très/trop souvent d’anciens fumeurs repentis) lesquels, pistonnés par la Sécurité Sociale, ont fini par obtenir que les fumeurs se voient frapper d’ostracisme. Interdits de lieux publics : magasins, administrations, transports en commun, hôtels, bars, restaurants, bureaux.
chienfume Il n’a même pas été besoin de signaler le boycottage par un panneau indiquant : « Interdit aux chiens et aux fumeurs »
- À quand les parcs municipaux et les trottoirs interdits aux fumeurs ?
- À quand l’interdiction de fumer dans son domicile privé ?
Le pire est que ce n’est même pas irréaliste.
Il existe même une association qui, pendant un temps, aidait à la rédaction de lettres pour dénoncer les fumeurs en infraction.
Moi, qui ai un mauvais esprit, ça m’évoque un relent de lettres émanant d’honnêtes gens dénonciateurs de juifs pendant la dernière guerre.

J’en ai plus que ras-le-bol du gouvernement qui, avec la bienveillante complicité de la Sécurité Sociale, se pose en hypocrite défenseur de la santé pour racketter les fumeurs.
Ce même gouvernement qui autorise la vente de tabac et se déresponsabilise en obligeant les fabricants de cigarettes à signaler le danger que présente leur produit pour les fumeurs.

J’en ai ras-le-bol du parti pris de cette Sécurité Sociale qui culpabilise les fumeurs, les accusant de la ruiner avec leurs cancers de la gorge et des poumons ou leurs maladies cardio-vasculaires. Oubliant gaillardement tous les autres types de cancers qui ne sont pas imputables au tabac. Occultant allègrement que des non fumeurs et des enfants non soumis au tabagisme passif sont atteints de cancers, y compris de cancers de la gorge et des poumons ainsi que de maladies cardio-vasculaires. femmefume
J’aimerais bien d’ailleurs que la Sécurité Sociale, qui connaît le coût de ses dépenses, nous communique sans ambiguïté le coût annuel des soins dispensés à la totalité des malades et le coût des soins exclusivement dispensés aux fumeurs.

J’en ai ras-le-bol des incohérences de la politique du gouvernement et de la Sécurité Sociale qui, avec tous leurs interdits

    * privent les fumeurs de confort et de chaleur en hiver en les contraignant à quitter des lieux abrités pour aller fumer à l’extérieur au risque d’attraper un rhume, voire même une bronchite ou une angine de poitrine. Bravo l’économie réalisée par la Sécurité Sociale !
    * spolient les entreprises chaque fois que les employés accro à la cigarette sont contraints de sortir pour aller fumer à l’extérieur. Bravo le déficit engendré par l’absence d’un salarié lequel, autrefois, faisait son travail en laissant sa cigarette se consumer dans un cendrier posé sur son bureau.
    * font la fortune des fabricants de produits de substitution pour un résultat dérisoire et souvent éphémère.
    * contribuent à rendre obèses les fumeurs repentis qui s’interdisent la consommation de tabac et compensent avec des aliments riches en graisses et en sucres.

J’en ai plus que le ras-le-bol que les médias s’emparent de ce sujet chaque fois qu’ils n’ont rien d’autre à se mettre sous les crocs, ras-le-bol de voir ou entendre ce leitmotiv :
« Chaque année, le tabac tue 5 millions de personnes dans le monde dont 60.000 rien qu’en France. Comment lutter contre ce fléau ? Faut-il interdire la vente du tabac ? »
obese Bizarre quand même qu’on ne lise ni n’entende de manière aussi récurrente :
« L’obésité est une calamité dont souffrent 1,5 milliard de personnes dans le monde dont au moins 7 millions rien qu’en France. Entre autres maux, l’obésité est la cause principale de diabète, cancers, et maladies cardio-vasculaires. Comment lutter contre cette calamité ? Faut-il imposer des tickets de rationnement pour les achats de confiseries, pâtisseries industrielles, sauces, plats cuisinés, charcuteries, fromages,… ? »

Je le répète, mon but n’est pas de faire l’apologie du tabac ou d’encourager les fumeurs à persévérer à fumer.
Je m’exaspère seulement de cette duplicité conjointe des non-fumeurs qui, pour satisfaire leur propre confort, de la Sécurité Sociale qui, pour obéir à ses intérêts, du gouvernement qui, pour se donner bonne conscience, dénoncent, condamnent, bannissent sans appel toute une catégorie de personnes qui n’ont d’autre tort que s’obstiner à ‘prendre leur pied’ en consommant du tabac.
De même qu’il y aurait beaucoup à dire sur les pires de tous, les laboratoires pharmaceutiques qui se réservent l’apanage de détruire la santé des malades et cherchent noise à la cigarette électronique.
Je ne peux croire que ces pharisiens soient assez sots pour croire que les interdits et tracasseries physiques et financières infligées aux fumeurs vont inciter ces derniers à se priver d’une jouissance. noelfume
Ni les désagréments subis, ni la peur de la maladie n’empêcheront jamais un fumeur de s’adonner à son plaisir. Seuls s’arrêtent de fumer de manière définitive les fumeurs qui le décident pour une raison qui leur est personnelle.
Je sais de quoi je parle ; j’ai cessé de fumer il y a maintenant une dizaine d’années après avoir consommé au minimum un paquet 1/2 de cigarettes par jour pendant 40 ans, dont ces cigarettes brunes sans filtre au nom évocateur de bohème pendant au moins 25 ans.

La condition humaine

11 avril 2013

Chaque fois que l’actualité m’interpelle, il me revient en mémoire les paroles de mon instituteur du temps (ancien) où je fréquentais l’école primaire.
Ces paroles prononcées avec la plus grande conviction étaient celles-ci :
« Au moyen-âge la condition des gens du peuple était misérable et nous avons bien de la chance de vivre au XXe siècle** »
(**quand je vous disais que je parle d’un temps ancien smileygue)

Alors, il m’est venu l’idée de faire une comparaison avec 3 thèmes qui composent nos principaux sujets d’intérêt au XXIe siècle

    * le travail
    * la santé
    * la sécurité

et voici ce qu’il m’est apparu.

condition Le travail au Moyen Âge :
Nonobstant quelques commerces et métiers de guerre, il est surtout centré sur les besognes rurales et basé sur une relation assez étrange qui lie le serf à son seigneur.

Qu’on en juge un peu,

    * Le serf n’est pas considéré comme étant la propriété du seigneur mais, dans la réalité, il n’est pas libre non plus de quitter le seigneur sans la permission de ce dernier. De même, le seigneur n’a pas le pouvoir de chasser le serf.
    * Serf et propriétaire sont liés par un contrat moral. Ce contrat peut se considérer ainsi : le serf remet la plus grande partie du produit de son travail à son seigneur lequel, en contrepartie, s’engage à veiller sur lui et à le défendre en cas d’attaques.
    * Le serf a également des droits juridiques et peut donc convoler avec qui il le souhaite sans devoir, pour se faire, obtenir la permission de qui que ce soit. Toutefois son épouse devient alors automatiquement la serve du seigneur.
    * Le serf a également le droit d’hériter de ses parents directs et de témoigner en justice.

Le travail au 21e siècle :

Le travail rural est largement supplanté par le commerce et l’industrie avec un ou des patrons à leur tête et toute une gamme rémunérée de personnels divers. D’où le terme ‘employé’ que je vais utiliser.

    * L’employé n’est pas considéré comme la propriété de son patron mais il n’est pas libre de le quitter sans avoir rempli certaines obligations. De même, ce n’est pas non plus un individu totalement libre puisqu’il a également des obligations envers un seigneur qui s’appelle gouvernement et qui n’est pas obligé, lui, de lui procurer du travail.
    * En théorie, le patron n’a pas le droit de chasser l’employé mais il peut avoir recours à bien des moyens plus ou moins légaux pour s’en débarrasser.
    * L’employé remet tout son savoir manuel ou intellectuel pour enrichir son patron et, en contrepartie, ce dernier lui verse un salaire dont il est seul à décider du montant.
    * L’employé a le droit de déposer plainte en justice s’il s’estime lésé mais, sans avocat onéreux, il a fort peu de chance d’obtenir satisfaction.
    * L’employé a le droit d’hériter de ses parents directs ou indirects, mais sous réserve de donner une somme d’argent substantielle en contrepartie au gouvernement seigneur.

piqure La santé au Moyen Âge :

    * Les maladies de l’époque sont difficilement répertoriées car souvent assimilées à des sortilèges provoqués par des ennemis ou à des châtiments envoyés par Dieu pour des péchés dont le malade s’est rendu coupable. Aussi, les victimes de sorts sont-elles surtout soignées avec des incantations.
    * Les maladies sont souvent des maladies de peau dues au manque d’hygiène.
    * Quand une opération chirurgicale est indispensable, la seule anesthésie connue est l’évanouissement de l’opéré.
    * À noter que les chirurgiens et les médecins n’œuvrent pas dans les hôpitaux lesquels sont tenus par des moines et des nonnes qui veillent plus qu’ils ne soignent les malades.
    * La folie n’est pas reconnue comme maladie mais comme une altération de l’esprit dont la cause est plus ou moins diabolique. Les fous, sauf s’ils sont dangereux, sont, la plupart du temps, laissés en liberté et subsistent grâce à la charité publique.
    * Les pires maladies connues au moyen-âge sont la lèpre et la peste transmise par les puces des rats.

De fait, au moyen-âge, les pauvres sont sans doute mieux soignés que les riches.
Les riches sont en effet livrés à des médecins ignares qui usent des seules saignées comme d’une panacée alors que les pauvres s’adressent soit aux rebouteux qui connaissent mieux le corps humain que bien des médecins de l’époque, soit aux guérisseurs qui soignent les maux par les plantes.

La santé au 21e siècle :

    * Au siècle de l’Égalité et de la Sécurité (Sociale), alors que tous les citoyens sont censés avoir droit aux mêmes soins, il est évident que les riches bénéficient de meilleurs soins que les pauvres. Ne serait ce que parce que les très riches ont accès aux services des meilleurs prestataires du corps médical, que les mutuelles sont réservées à ceux qui ont les moyens financiers de cotiser et que plus le revenu des personnes est élevé, plus performante est leur mutuelle.
    * Au 21e siècle, s’il est indéniable que la médecine a fait d’énormes progrès, il est aussi indéniable qu’elle méconnaît encore la plupart des maladies qu’elle est censée soigner. Une ignorance qu’elle dissimule au prétexte de l’apparition constante (et très certainement réelle) de nouveaux virus.
    * Au 21e siècle, la plupart des habitants qui vivent sur terre connaissent et appliquent les règles de l’hygiène mais de plus en plus sont victimes d’allergies à cause de l’air de plus en plus pollué par l’industrie et victimes de plus en plus de cancers à cause de l’eau et des aliments de plus en plus pollués par les mêmes industries.
    * Au 21e siècle, la peste est pratiquement éradiquée mais les savant créent exprès des virus pour les militaires qui n’hésitent pas à les utiliser au cours de conflits.
    * Au 21e siècle on s’interroge sur l’origine du SIDA et il n’y a que les esprits bornés pour croire que la maladie est de la responsabilité de certaines pratiques sexuelles.

securite La sécurité au Moyen Âge :

    * C’est une époque où voyager représente une aventure dangereuse. Il n’est pas rare que les voyageurs se fassent attaquer et détrousser sur les grands chemins qui ne sont pas protégés par les gens de la maréchaussée.
    *De même, dans les villes, règnent les vide-goussets qui prolifèrent partout où il y a foule : marchés, exécutions de peine sur les grands places, processions religieuses et fêtes votives,…

Pris et arrêtés les malandrins sont punis en place publique pour l’exemple. Les plus chanceux subissent le fouet, les autres sont pendus. Quant aux faux-monnayeurs, ils sont condamnés à être bouillis vifs.

La sécurité au 21e siècle :

    * Au 21e siècle, les gens, lorsqu’ils quittent leurs maisons pour quelques jours, risquent de se faire cambrioler par des individus qui agissent en plein jour en transportant tout simplement les biens volés dans des camions de déménagement.
    * Au 21e siècle, les policiers se font attaquer dans leurs commissariats, les pompiers, les ambulanciers et les médecins sont agressés alors qu’ils portent secours à des victimes, des jeunes filles se font violer au cours de « tournantes » dans des caves d’immeubles et les usagers des transports en commun sont attaqués et détroussés dans des rames de RER et dans des bus qui circulent en ville, les commerçants se font piller dans leurs magasins par des malfrats armés qui n’hésitent pas à les tuer pour un larcin misérable.

Pris et arrêtés, les auteurs de crimes, quand ils ne sont tout simplement pas relâchés avec une simple amende, sont punis de peines de prison variables en fonction de la qualité de leur avocat ou de la bienveillance du tribunal.

La condition humaine a-t-elle changé de manière si avantageuse depuis le Moyen-Âge ? Chacun en tirera la conclusion qu’il veut ; la mienne est faite.

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J’en appelle à ces dames et messieurs qui sont ‘Le Gouvernement’ :

18 mars 2013

« Quitte à nous laisser crever…

vieuxdubanc Et voilà, c’est fait, c’est décidé. Au nom de l’égalité, au nom de la solidarité, les retraités vont casquer.
Le protocole d’accord sur les retraites complémentaires a été conclu ce mercredi 14 mars 2013. Pendant une durée de 3 ans, est-il dit, les pensions ne seront plus indexées sur l’inflation.
Les vieux de la vieille ricanent, qui ont appris depuis longtemps ce que signifie l’adjectif « temporaire » pour le gouvernement dès qu’il prend des mesures favorables pour lui et désagréables pour les gens du peuple.
À moins que le gouvernement ne veuille dire par là que la mesure prise pour 3 ans ne l’est que pour les retraites complémentaires parce que, passé ce délai, elle s’appliquera également aux pensions retraites du régime général comme l’a imprudemment laissé entendre Jérôme Cahuzac, ministre du budget :
« Rien n’est décidé aujourd’hui et rien ne le sera sans qu’une concertation approfondie soit menée, comme c’est du reste prévu sur ce dossier. »

Fin 2012, la France dénombrait plus de 13 millions de retraités, âgés en moyenne de 73 ans, selon les chiffres publiés le 21 février 2013 par la CNAV (Caisse nationale d’assurance vieillesse).
Avec, au 1er avril prochain, une augmentation des pensions retraites de 0,5% pour les cadres et de 0,8% pour les salariés du privé et une inflation prévue de 1,75% en 2013, 11 millions de retraités vont voir notablement baisser leur pouvoir d’achat. Et parmi ces 11 millions, bon nombre risquent d’allonger encore les files d’attente des restos du cœur.
vieuxcouple Déjà, nous, les retraités, ça nous rend plutôt sceptiques ce taux d’inflation prévu de 1,75 %. Sceptiques quand nous recevons les montants de cotisations prévues pour nos mutuelles santé. Sceptiques quand nous savons que nous serons les premiers pénalisés par les hausses d’électricité et du gaz puisque, hormis une promenade de santé pour ceux qui se déplacent sans trop de difficulté, coupables de ne plus faire partie du monde actif, nous sommes en quelque sorte ‘assignés’ à résidence.

Décidément, il s’y entend, le gouvernement du président normal, Monsieur François Hollande, à nous soutirer normalement nos revenus de toutes les manières possibles et imaginables.

Et qu’obtenons-nous en échange ?

* Du travail pour les chômeurs ?

    Sur un an, le chômage a augmenté de 0,8 point en métropole. Fin 2012, le taux de chômage atteignait 10,2 % de la population active. L’Institut national des études statistiques estime le nombre de chômeurs à 2 millions 900.000 personnes en France métropolitaine.

* Des logements supplémentaires ?

    Tout récemment, Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre rapportait que 685.000 personnes sont dépourvues de logement personnel en France (dont 133.000 sans domicile fixe), 3 millions 600.000 pas ou mal logées, et plus de 5 millions fragilisées (?) par la crise du logement.

Voilà la situation à laquelle on se trouve confronté quand, au moment d’élire un président de la république, on n’a eu le choix qu’entre un « hyper agité » et un « tout mou ». Ces deux là auraient voulu faire campagne pour amener les gens à voter Front National aux prochaines élections présidentielles qu’ils ne s’y seraient pas mieux pris et, mieux que quiconque, ont prouvé l’utilité du vote blanc.

Toujours est-il que lors de ces dernières élections présidentielles, si on savait ce que l’on perdait (façon de s’exprimer) on devait bien se douter de ce qu’on n’allait pas gagner. Les usagers de la SNCF et des métropolitains, encore plus que les autres, qui savent depuis belle lurette à quoi s’en tenir sur les mouvements sociaux.
Pour qui l’ignore, un mouvement social est la garanti d’un ‘service aux personnes’ rendu volontairement défectueux quand il n’est pas purement et simplement supprimé.

Et j’en viens tout naturellement au titre de ma chronique :
« J’en appelle à ces dames et messieurs qui sont Le Gouvernement, quitte à nous laisser crever…,
laissez nous le choix de crever dans la dignité.»

Et vous, Monsieur François Hollande, président de la république, ayez un peu le courage d’aller jusqu’au bout de vos mesures d’économie ; légalisez le droit à l’euthanasie.
vieuxvieux Nous, les vieux, coûtons cher à la communauté.

Nous coûtons cher avec les pensions retraites qu’il faut nous payer et que nous sommes en droit d’exiger après avoir cotisé pendant de nombreuses années de notre vie. Nous coûtons cher à soigner avec nos dents qui se déchaussent, notre vue qui flanche, toutes les parties de notre corps qui se déglinguent les unes après les autres, et l’Alzheimer qui s’amuse avec nos cerveaux. Nous coûtons cher à perdurer avec une espèce de jouissance indécente même quand, pour cela, nous devons nous accrocher aux ridelles d’un lit d’hôpital.
Alors, accordez-nous le droit de vous faire faire des économies en optant pour le choix de nous supprimer quand nous avons encore assez de lucidité pour exprimer notre volonté.

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les gifs ont été empruntés à
http://www.marionnettes-evrard.fr/ pour le vieux sur le banc
http://perc14.over-blog.com/ pour le vieux couple

Qu’est-elle, la France, devenue ?

11 mars 2013

L’ai-je rêvée, cette publicité qui défilait sous mes yeux, à une époque pas si lointaine, sur les murs du tunnel du métro parisien : «Du bo, Du bon, Dubonnet » ?
Ai-je rêvé que, dans le même temps, « Moulinex » libérait les femmes, « Trigano » nous invitait à camper pendant les vacances, les enfants commençaient leur journée avec un bol de « Banania » et leurs papas roulaient dans des voitures dont les roues étaient habillées de pneus Kléber-Colombes qui chantaient leur publicité sur la musique des danses polovtsiennes d’Alexandre Borodine ?
Est-elle le fruit de mon imagination, cette époque où des industries françaises produisaient français, où des sociétés françaises comme la société du Louvre ou le groupe Lucien Barrière, hébergeaient dans leurs hôtels de riches français et de riches étrangers ?
A-t-elle existé cette France dont nous nous enorgueillissions d’être les citoyens ?
La France actuelle, je ne la vois plus que comme un patchwork de possessions étrangères.
enchere Ainsi, le secteur immobilier :

À Paris,

* Sont propriétés qatariennes l’hôtel Raffles, ex-Royal Monceau, le Centre de conférences international devenu hôtel Peninsula près des Champs-Élysées, le Concorde Lafayette et l’hôtel du Louvre, le Crillon et le Lutetia, l’hôtel d’Évreux place Vendôme, le somptueux hôtel Lambert sur l’île Saint-Louis, et ce sont des investisseurs chinois qui se seraient montrés intéressés pour racheter quatre autres hôtels de luxe dont l’hôtel Napoléon situé tout près de l’Arc de triomphe.
* Une partie des grands magasins est également entre les mains d’investisseurs étrangers avec, parmi eux, Virgin et Monoprix sur les Champs-Élysées et la galerie commerciale Élysée, rue Ponthieu, qui auraient été achetés par Qatar Investment Authority (QIA).
* Quant aux quartiers chics, ils appartiennent pour 50% aux familles princières du Golfe ainsi qu’à des chinois, russes, australiens, chiliens, et même des roumains (preuve s’il en est que les roumains ne sont pas tous des pickpockets habitués du métro).

La province n’est pas épargnée avec Le Martinez, l’hôtel Majestic, le Gray d’Albion et le Carlton à Cannes ainsi que le Palais de la Méditerranée à Nice, qui s’ajoutent à la longue liste des propriétés qatariennes en France, sans oublier des parts de la Société fermière des casinos de Cannes qui comprend deux casinos : Barrière Croisette et Les Princes.

Que dire enfin de tous les hôtels particuliers dans les grandes villes de province, les villas, les bâtiments de ferme et bastides transformés en résidences de campagne, achetés en France par de riches particuliers de nationalités étrangères.

Et ceci ne vaut que pour l’immobilier.

gdebraderie Voyons maintenant pour le secteur industriel avec, de 2000 à 2012

    * Amora Maille avalé par l’anglo-néerlandais Unilever.
    * Ducros & Vahiné passés dans le giron du leader mondial des épices, l’américain McCormick.
    * Les brasseries Kronenbourg rachetées par Scottish et Newcastle, devenues propriétés du groupe danois Carlsberg en 2008.
    * Péchiney, géant français de l’aluminium repris par le canadien Alcan et vendu 4 ans plus tard à Rio Tinto, le numéro trois mondial des industries minières avant de tomber dans les griffes d’Alcan EP suite à une OPA hostile.
    * Usinor, sidérurgiste à qui la fusion n’a pas réussi et qui, englobé dans Arcilor, est devenu possession du géant indien et leader mondial de l’acier, Mittal Steel. On sait ce qu’il en est aujourd’hui.
    * Les Papeteries du Crouzet fondées en 1625 qui n’ont survécu que 3 ans après leur rachat par le groupe indien Biltube.
    * Barbara, la marque de lingerie, ex-symbole du bon goût français, rachetée par le licencié sud-coréen de la marque de lingerie féminine, devenue la propriété d’une société à capitaux 100 % coréens.
    * Rhodia, branche chimie de l’ancien groupe Rhône-Poulenc et leader mondial de la chimie de spécialité, qui fabrique par exemple des arômes alimentaires ou des fibres en polyamide rachetée par le belge Solvay.
    * McCormick, fabricant de transmissions de tracteur en liquidation judiciaire sauvé par le groupe chinois Yto qui a racheté l’outil de production et s’est engagé à maintenir les 206 emplois actuels et à en créer d’autres en ouvrant une ligne d’assemblage pour desservir le marché européen.
    * Enfin, le Qatar, toujours, lui possède des parts dans des grands groupes français comme Lagardère, LVMH, Total, Vinci ou même Veolia.

La liste est loin d’être exhaustive. Ce ne sont là que quelques exemples glanés au fil du temps et personne n’ignore plus que le monde du sport est investi par les financiers étrangers :

    * Ont changé de nationalité : le Coq Sportif Airesis devenu suisse, Rossignol, américain, Princesse Tam Tam, repris par Fast Retailing (sous domination japonaise).
    * Le russe Dimitry Ribolovlev et le Cheikh qatari, Tamim bin Hamad Al-Thani ont pris le contrôle de l’AS Monaco pour le premier et du PSG pour le second. L’émirat participe également aux rallyes automobiles, transporte les coureurs de la Grande Boucle, sponsorise les courses hippiques, et collabore efficacement avec l’équipementier Burrda société de Pilatus Sports management SA, entreprise suisse basée à Genève et également à Doha, la capitale du Qatar, où elle est surtout nourrie par un fonds d’investissement qatari.

    Alors, forcément, je me pose des questions :

    Sommes-nous si pauvres qu’aucun de ces établissements, aucune de ces industries n’aient pu être achetés par des investisseurs français ? Nos banques ne sont-elles pas là pour prêter les capitaux nécessaire à des acheteurs français capables de prouver leurs capacités de gestionnaires ?

    Pourquoi avoir dressés les uns contre les autres des gens qui n’aspiraient qu’à une existence paisible, pourquoi les avoir obligés à s’entretuer dans des guerres imbéciles pour finalement laisser assujettir notre pays par des puissances financières étrangères ?
    Et quelle est la justification des gueules cassées, des veuves et des orphelins engendrés par ces guerres, quand notre propre gouvernement ne cesse de nous vanter le modèle allemand et voudrait nous faire vivre de même manière ?

    On comprendra que j’aille jusqu’à me poser la question de savoir si nous, citoyens français, ne somme pas finalement colonisés ? Si nous ne serons pas bientôt obligés d’être en possession d’un titre de séjour pour avoir le droit de résider en France ?

    Et moi, jusqu’alors résolument opposée au droit de vote qui serait, comme le souhaite le gouvernement Hollande, accordé aux étrangers résidant en France, j’en viens à me demander si, en m’obstinant, je ne risque pas de me priver un jour du plaisir d’élire des présidents de la république interditfrançais qui seront aussi nuls que leurs prédécesseurs.

Bécasse bête & méchante Marcela Iacub ?

27 février 2013

chimere Je n’ai pas lu le roman « Belle et bête » de Marcela Iacub et n’ai aucunement l’intention de remplir les poches de l’auteur en achetant son bouquin.

    (Au fait, qui est la Belle ? Marcela Iacub avec ce visage affamé dont les joues creuses donnent à penser qu’elle n’a plus un chicot sur les mâchoires ?)

Toutefois comme il en est beaucoup question depuis quelques jours, et que je suis d’un naturel curieux comme toute femme qui se respecte, j’ai cherché, sur le Net, l’avis de gens censés posséder une certaine érudition, un certain bagage culturel, pour m’en faire une idée si possible impartiale.

Je n’ai pas trouvé ce que je cherchais en la personne de Delphine Perez du Parisien qui écrit par exemple : « En tant que lecteur, l’expérience est étonnante. On est frappé par la pugnacité du style, bousculé par les métaphores délirantes que la juriste-philosophe utilise. Mais on rit beaucoup aussi de tant d’audace et d’originalité. En clair, on s’en paye une bonne tranche. De cochon ? »
Mais Delphine Perez et moi (qui n’éprouve que mépris pour une créature capable de baver sur celui dont elle a partagé les étreintes charnelles) n’avons peut-être pas le même sens de l’humour ? Personnellement, je n’ai jamais goûté le grotesque.

L’article de Gérard Lefort de Libération se rapprochait déjà plus de ma quête sauf que le style un peu trop ‘percutant’ du rédacteur m’a rebutée avec le ton de qui ne prouve plus rien à vouloir trop prouver.
Qu’on en juge par ce passage : «… Loin des cabinets psy, fosses d’aisance où faut en chier, baguenauder dans Belle et Bête est une activité de plein-air hautement encourageante. C’est se perdre en ville comme le conseillait Walter Benjamin, avec effroi et délice, guidé par le bruit des pas de la narratrice, le son excitant et inquiétant de ses talons aiguilles sur le macadam. »

Et c’est finalement l’article écrit par Jérôme Béglé pour Le Point qui m’a séduite.
Jérôme Béglé qui commence par présenter Marcela Iacub en rapportant ce propos qu’elle aurait tenu : « La protection des porcs est chez moi une sorte de vocation. »
De ce que j’ai lu de la prose de Marcela Iacub (oups ! j’ai failli écrire Succube ! C’est dire ce que m’inspire cette personne), avec une telle protectrice, les porcs n’ont pas besoin d’agresseur.
Mais je suppose un lapsus de Marcela Iacub et ne doute pas qu’elle voulait dire : « La protection de la fange de porcs est chez moi une vocation. » Sous-entendu : « Je ne saurais vivre sans me vautrer dedans et chercher à faire partager mon plaisir à mes lecteurs. »
Parlant du roman « Belle et bête », Jérôme Béglé écrit : « La lecture est rendue parfois insoutenable par la crudité des faits et par la crudité du verbe. » et s’interroge : « Mais à qui doit-on en faire le reproche ? À l’auteur ou à son héros ? »
Pour avoir pratiqué l’amour charnel avec délectation, j’atteste que moi qui use d’un langage châtié dans la vie courante, moi qui ne supporte pas la vulgarité qu’elle soit morale ou verbale, qui ne tolère pas de mes amies qu’elle s’exclame « Putain ! » (une exclamation malheureusement devenue usuelle), je n’ai jamais hésité à user d’un vocabulaire des plus crus quand je m’adonnais à l’acte sexuel sachant qu’il stimulerait mon partenaire.
Je laisse imaginer ce que donnerait la pruderie dans les rapports sexuels entre personnes consentantes :
Monsieur : « Permets-tu chérie que je t’honore ? »
Madame : « Ma foi, j’en serai ravie, mon amour. »
Monsieur, un peu plus tard, après quelques préliminaires : « Puis-je me permettre de lécher délicatement tes lèvres les plus intimes, ma tendre ? »
Madame, encore plus tard (pour ne pas dire quand ils sont en pleine action) : « Ah Ah Ah… Comme j’aime quand tu te montres cavalier si émérite. Mais, je t’en prie, n’hésite pas à éperonner. »
Pour en conclure avec l’excellent article de Jérôme Béglé, le passage que j’ai le plus apprécié, c’est cette phrase : « On souhaite à DSK qu’il obtienne la saisie du livre ainsi qu’il l’a demandée. Cela lui évitera la honte de lire page 70 … : « L’avantage avec toi, c’est que tu es intelligente…»

Donc, ainsi que je le disais en introduction, je n’ai pas lu et ne lirai jamais le livre de Marcela Iacub et ce n’est donc pas de son ouvrage que je veux parler mais de la… La quoi, au fait ? Femme ? Mais ce n’est pas une femme que cet être là, c’est une wyvern, une chimère.
Une vraie femme n’aurait jamais envisagé la publication d’un ouvrage qui met en cause un homme qui n’est pas seulement son ex amant mais aussi un homme qui a une famille.
Avec l’amant, c’est toute cette famille (dont les enfants) qu’elle jette en pâture au public. En même temps que l’ex amant, ce sont ses proches qu’elle blesse, qu’elle humilie.
Une vraie femme y aurait pensé parce qu’une vraie femme est un être doté d’un minimum de sensibilité qui n’agit pas que pour le fric ou la notoriété.
Marcela Iacub douterait-elle tellement de ses talents de narratrice qu’il lui a fallu livrer le nom de son partenaire sexuel pour être certaine d’intéresser une Maison d’Édition ?
Et pour écrire quoi ? Qu’elle a eu une relation consentie avec un homme dont le vocabulaire l’a excitée, un homme dont elle a apprécié les caresses ?
justicinjuste Quant à la justice des hommes, elle me laisse, encore une fois, expectative

    * avec un tribunal qui rend légale la publication d’un livre, que la décence m’interdit de qualifier, contre quelques subsides accordés à qui y est bafoué et un encart mentionnant l’atteinte à sa vie privée (sur les paquets de cigarettes un encart spécifie que le tabac est dangereux pour la santé ; on sait son influence sur les fumeurs)
    * et un autre tribunal qui inflige une peine sévère à l’auteur d’un livre (qui a payé la publication de sa poche) au seul motif que cet auteur, un fonctionnaire, n’a pas observé son droit de réserve et sans même qu’il lui soit reproché des propos mensongers ou calomniateurs.

Quant à faire, autant accorder de la publicité à cet homme : Henri Rouant-Pleuret
pour son livre « Abruti de fonctionnaire » (novembre 2011, 304 pages – 20,28 €) publié par les Editions du Panthéon
et contre-balancer celle que ma chronique offre à Marcela Iacub laquelle ne correspond pas à l’idée que je me fais d’un écrivain mais à celle d’une rédactrice de flatulences qui aime à exhiber ses orgasmes sur la place publique.

HELP ! Sauvez l’ours polaire

17 février 2013

Alertée par la menace d’extinction des ours polaires, j’ai décidé d’apporter ma modeste contribution aux mouvements qui se créent pour tenter de les sauver comme, par exemple, la fondation 30 millions d’amis qui incite ses adhérents à écrire à la Ministre de l’Écologie.
Voici donc, ci-après, la lettre que j’envoie, avec mes mots à moi, à Madame Delphine Batho, et j’invite tous ceux et toutes celles qui jugent cette action opportune à en faire autant, soit en recopiant cette lettre, soit en en écrivant une exprimant leurs sentiments propres, soit en signant une pétition dans ce sens.

Et à ceux/celles qui protesteront qu’il existe des causes plus urgentes, je répondrai que défendre l’ours polaire n’est pas préjudiciable à ces causes là qui ne dépendent pas du domaine de la Ministre de l’Écologie.

Batho ecolo

Madame la Ministre

Je suis une citoyenne de ce pays au même titre que vous.

Aussi, j’espère qu’au même titre que moi, vous vous sentez concernée par la menace qui règne sur l’ours polaire en voie d’être décimé d’ici moins de 50 ans.

Entre le réchauffement climatique et les chasses autorisées au Canada et au Groenland dans le seul but de prélever leur peau pour un infect commerce de fourrure, les ours polaires sont exterminés et cela m’est intolérable tout comme cela devrait être intolérable à quiconque est doté d’un peu de bon sens et de sensibilité.
Je sais qu’une proposition a été soumise par les États-Unis, soutenue par la Fédération de Russie, afin d’accroître le niveau de protection de l’ours polaire en mettant fin au commerce international de l’ours polaire. J’ai appris que la prochaine Convention des Parties de la CITES aura lieu en mars 2013 prochain à Bangkok  (Thaïlande) et que, lors de cette réunion, l’avenir de l’ours polaire se jouera.

La France a le devoir et le pouvoir de jouer un rôle en appuyant tous moyens et toutes décisions favorables à la survie de l’ours polaire.

Il ne fait aucun doute que les français et les françaises ne comprendraient pas que la Ministre de l’Écologie n’intervienne pas dans ce sens.

En espérant ne pas être déçue par une représentante de mon pays,
je vous prie de croire, Madame la Ministre, à l’assurance de mes sentiments les plus respectueux.

Elle m’a cassé le cœur, la gentille dame

7 février 2013

Ce n’est pourtant pas si ancien que je ne me rappelle pas précisément quand je l’ai rencontrée pour la première fois, la gentille dame accompagnée de son mari, tous deux promenant leur chien, une petit Bichon blanc répondant au nom de Ugo. « Sans H » m’a-t-elle précisé sans que j’en comprenne la raison ; l’oreille se moque bien que Ugo s’écrive avec ou sans « H ». Mais bon, ça semblait lui faire plaisir, alors pourquoi pas.
mini.1 Je suppose que c’était au cours du printemps ou de l’été de l’année 2010, soit un an après mon arrivée en Sarthe.
Le soleil brillait ce jour là, faisant miroiter les eaux languides de la rivière bordée par le chemin de halage ; le seul lieu de promenade existant à dix kilomètres à la ronde, que Roxane, ma chienne berger hollandais, et moi, arpentons chaque matin. Près de quatre kilomètres environ, entre l’aller et le retour.

Bien évidemment, c’est Roxane qui a vu Ugo la première et qui, comme d’habitude, quand elle aperçoit un chien, a tiré sur sa laisse à me démembrer pour aller lui dire bonjour.
Roxane veut, que dis-je veut, exige toujours d’aller saluer les chiens que nous rencontrons au cours de nos déambulations.
Parfois, ça se passe bien, lorsque le chien se montre aussi convivial que Roxane. Parfois, la rencontre donne lieu à friction, quand le chien ne goûte pas les familiarités.
Dans ce dernier cas, Roxane réagit toujours très mal et manifeste sa déception par des aboiements furieux qui terrorisent le maître ou la maîtresse de l’autre chien. Maître ou maîtresse qui me jettent alors des regards réprobateurs. Le genre de regard qui donnent une indicible envie de s’enfouir sous terre.

En l’occurrence, la rencontre s’est faite sous les meilleurs auspices.
Pour une raison qui m’échappe, les Bichons aiment beaucoup Roxane et Ugo, flatté de l’intérêt de ma chienne, lui a fait mille grâces et fort senti le derrière.
La dame et le monsieur étaient gens âgés et très bien mis. Nous avons entamé une discussion, comme toujours à base de généralités dans ce genre de rencontre, en commençant à marcher de concert.
Quand je dis discussion, je devrais préciser que c’était surtout la dame qui parlait ; son mari se contentant de l’approuver quand elle le lui demandait, précisant parfois un détail.
C’était un monsieur des plus discrets que ce mari là mais je le sentais malgré tout très proche de sa compagne, surtout très attentif et protecteur. Une attitude qui ne m’a pas surprise tant elle semblait menue et délicate la gentille dame.
J’ai vite su la raison de tant de fragilité lorsqu’elle m’a dit être atteinte d’un cancer généralisé.
Et j’ai été d’autant plus émue que c’était un aveu qui ne demandait pas la pitié mais qui précisait un fait.
« C’est une des raisons pour laquelle nous avons adopté Ugo.
- Il m’oblige à prendre soin de lui et m’aide ainsi à oublier ma maladie. Et prendre soin de lui est un plaisir tellement il est gentil. »

Par la suite, j’ai revu la dame, son mari, et leur chien, assez régulièrement.
Le mercredi matin, par exemple, quand nous partions pour notre balade avec Roxane, en passant devant le laboratoire d’analyses où les patients sont obligés d’attendre devant la porte l’arrivée de l’infirmière pour pouvoir entrer.
La gentille dame y venait faire une prise de sang chaque semaine tandis que son mari promenait Ugo sur les trottoirs environnants.
Chaque fois que la météo était clémente, elle était fière de me dire :
« On a profité du beau temps ; on est venus à pieds. »
Et comme elle m’avait dit en quel lieu ils habitaient, je comprenais sa fierté sachant qu’il leur fallait parcourir deux bons kilomètres pour venir et tout autant pour repartir.

D’autres fois, je les rencontrais alors que je partais faire mes courses à bicyclette au Super U et un jour, avec un petit rire confus, elle m’avait révélé sa peur de mourir. Et encore plus de savoir qu’elle laisserait seul un mari désemparé.
Tandis que je tentais de la réconforter, elle m’avait interrompue, poursuivant son idée (et me montrant ainsi à quel point j’étais désarmée de ne savoir mieux trouver les mots susceptibles de l’apaiser), et dit :
« Pour Ugo, je ne me fais aucun souci. Mon mari s’occupe de lui encore mieux que moi et Ugo l’adore. »

Début septembre dernier, alors que je la saluais devant le laboratoire d’analyses, elle m’a confié sa crainte de ne pouvoir assister au mariage de sa fille :
« La cérémonie aura lieu dans quinze jours mais c’est à (300 kilomètres environ de son lieu d’habitation) et je me sens tellement faible que je ne sais si j’aurai la force d’entreprendre le voyage.
- Je sais qu’elle en aurait grand chagrin si je n’étais pas présente. Mon futur gendre a tout préparé sur place pour que je puisse me reposer chaque fois que j’en éprouverai le besoin. Mais, voyez-vous, ma santé ne s’améliore pas et je suis maintenant contrainte à de fréquents séjours à l’hôpital pour me faire requinquer. »
Elle était si heureuse, quelques temps après, de me raconter qu’elle avait pu assister au mariage grâce à son mari qui l’avait si bien installée dans leur voiture qu’elle n’avait ressenti aucune fatigue.

Un jeudi matin, le dernier jeudi de janvier, j’ai rencontré la gentille dame devant le parc aux caddies du Super U.
Elle était seule. J’ai supposé que son mari garait leur voiture.
« Sommes-nous jeudi ou vendredi ? » M’a-t-elle demandé, visiblement très inquiète.
Je me suis émue de lui voir un air un peu égaré. Présentait-elle des symptômes de la maladie d’Alzheimer en plus de ce cancer généralisé qui lui faisait un visage tout amenuisé et si beau pourtant encore.
Tout en lui répondant que nous étions le jeudi, j’éprouvais la plus grande pitié pour ce corps si chétif qui me semblait encore rapetissé depuis la dernière fois que je l’avais vue.
« Ouf ! A-t-elle dit rassérénée.
- J’ai craint un instant que nous soyons vendredi et que j’ai manqué le rendez-vous avec l’infirmière. »
Et tout aussitôt, sans reprendre son souffle, la voix tremblotante et le visage se décomposant, elle a ajouté :
« Savez-vous ? J’ai perdu mon mari. Il est mort le 23 décembre d’un cancer du foie. »
Elle s’est tue, juste le temps de se mâchouiller les lèvres pour s’empêcher de pleurer et m’a raconté.

Et j’ai eu tellement, tellement de peine pour elle, si perdue, si malheureuse, si désespérément seule, que j’ai senti mon cœur se casser et en tomber des petits cailloux de larmes.