La perte souhaitée des 3 A

22 janvier 2012

s’agissant des 3 A des initiales pour « Affreuses Affres Afghanes »

Vendredi 20 janvier 2012, aux environs de 8 heures, des militaires français font du footing sur la base de Gwam située dans la vallée de Tagab en Afghanistan.
Un homme, vêtu de l’uniforme de l’ANA (armée nationale afghane) ouvre le feu sur eux. tireur
Le footing est une activité sportive qui ne se pratique pas avec une mitraillette à l’épaule ou un révolver glissé dans la ceinture de son survêtement. Il est donc facile à l’homme de tuer, par surprise, 4 militaires et d’en blesser 15 autres, dont 8 très grièvement, avant que quiconque intervienne.

Que sait-on de ces soldats si ce n’est leur âge, leur grade, et leur appartenance à tel ou tel régiment ?
Que sait-on de leurs parents ? De leurs compagnes et de leurs enfants ? De leurs sœurs et frères ? Les uns qui pleurent leurs morts, les autres qui vivent dans l’angoisse et la peur au chevet de leurs blessés. Que sait-on de leurs amis qui souffrent ?
RIEN.

Si encore la cause de cette ignorance était due à une décence inattendue des médias d’habitude avides d’interviewer les familles en détresse !
Il est à craindre qu’elle soit surtout le fait de l’indifférence ; l’intérêt des médias étant focalisé sur l’aspect politique de cette nouvelle tragédie.

Ils sont servis.
Avec, pour ne citer qu’eux, micro

    - Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) : « Ce drame souligne plus que jamais l’absurdité de la situation. La France n’a rien à faire dans cette guerre américaine. Nos soldats doivent quitter immédiatement l’Afghanistan. »
    - François Hollande (Parti Socialiste) : « Je veux rappeler ma position ; si les Français m’accordent leur confiance le 6 mai prochain, je retirerai nos troupes d’Afghanistan fin 2012. »
    - François Loncle (Parti Socialiste) : « La mort de 4 soldats français en Afghanistan suscite à la fois l’émotion et la colère. Ce nouvel acte de guerre, ce nouveau crime doit faire prendre conscience une fois pour toutes au gouvernement et au peuple français qu’il faut retirer nos troupes d’Afghanistan » - « Aujourd’hui, pour des raisons tristement électoralistes, M. Sarkozy semble enfin mesurer l’absurdité du statu quo français en Afghanistan. Il est temps de passer aux actes. »
    - Gaëtan Gorce (Parti Socialiste) : « Le président de la République doit rendre des comptes sur les choix qu’il a effectués. Non seulement parce que ces choix se sont révélés erronés, mais parce qu’ils ont coûté la vie à nos soldats et que ces pertes auraient pu être évitées. »

Quid de la compassion pour les tués, les blessés, leur famille et leurs amis ?

À noter que ces messieurs du Parti Socialiste oublient un peu vite que Nicolas Sarkozy n’est pas à l’origine de la présence de l’armée française en Afghanistan.
La décision a été prise en 2001, sous le gouvernement de Lionel Jospin (décision appuyée par Jacques Chirac, président de la république de l’époque), après un débat au Parlement.
La France, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, intervenait en Afghanistan, aux côtés de 40 nations parmi lesquelles 25 des 27 pays de l’Union européenne, à la demande des autorités afghanes et sous mandat de l’ONU. La raison invoquée était que l’Afghanistan était dirigé par les talibans et que pays servait de base arrière au terrorisme international où il trouvait assistance et financement via le trafic de drogues. La tragédie du 11 septembre au cours de laquelle les Tours Jumelles de New York avaient fait l’objet d’attentats n’était évidemment pas étrangère à cette intervention.

Il est effarant de constater que cette décision a été prise 12 ans seulement après que L’Union Soviétique a, le 15 février 1989 déclaré forfait dans la guerre qui l’opposait à l’Afghanistan depuis le 27 décembre 1979.
char russe L’Union Soviétique avait, elle aussi des raisons (supposées) louables pour forcer les frontières de l’Afghanistan avec ses chars et l’envahir.
Elle prétendait rétablir l’ordre dans un pays ravagé par les crises provoquant alors les ricanements sceptiques des européens et l’affrontement avec les États-Unis aidés du Pakistan pour organiser la résistance afghane.

Seulement 12 petites années après, avec l’aval du président Chirac, le gouvernement Jospin engage la France dans une ‘invasion’ qui, outre de colossales pertes financières, a coûté 14000 morts et plus de 75000 blessés à l’Union Soviétique.
Étonnons-nous que notre présence en territoire afghan soit responsable de la mort de 82 soldats français pendant une période d’une même durée.

Donc, les socialistes semblent mal venus de critiquer Nicolas Sarkozy.
Pourtant, ils n’ont pas tort car ce que le gouvernement Jospin avait fait, le gouvernement Sarkozy avait toute latitude de le défaire un an après l’avénement du Tsar Nicolas.

La question s’est en effet posée en 2008 de maintenir (ou non) la présence en Afghanistan de l’armée française après que, le 18 août, 10 soldats ont été tués et 21 autres blessés dans une embuscade près de Kaboul.
Le 22 septembre suivant, Le Parlement a été réuni en session extraordinaire et, au titre de l’article 35 de la Constitution a voté le maintien des forces armées françaises en Afghanistan. En ouverture du débat à l’Assemblée nationale, le Premier ministre aurait rappelé que les “deux objectifs majeurs” de la mission étaient de :

    « permettre aux Afghans d’assurer leur propre sécurité »
    « garantir la stabilité des institutions afghanes »

et affirmé : « pour construire la paix, il faut en toute circonstance rappeler l’objectif central : donner au peuple afghan le pouvoir d’assurer par lui-même et pour lui-même sa sécurité, sa prospérité et sa souveraineté. »

Depuis, pour justifier sa position, pour justifier les soldats tués et blessés, le gouvernement Sarkozy n’a cessé de seriner que la présence française était source d’amélioration pour la population afghane :

    - construction de milliers de kilomètres de routes,
    - 6 fois plus d’enfants scolarisés
    - 5 fois plus d’afghans ayant accès à l’eau potable et 10 fois plus ayant accès à des soins,…

femmepleure
Seulement voilà, dans trois mois auront lieu de nouvelles élections présidentielles et pour le candidat Sarkozy 4 morts de 2012 sont bien plus effroyablement morts que les 10 de 2008 et les 15 blessés de 2012 sont bien plus affreusement blessés que les 21 de 2008.

    - Alors le président candidat non encore déclaré (à ce jour) Sarkozy ne réitérera pas la phrase qu’il avait prononcé en 2008 : « la France est résolue à poursuivre la lutte contre le terrorisme, pour la démocratie et la liberté ».
    - Alors, le président candidat Sarkozy se scandalise que l’on puisse être assez perfide pour user de ruse dans le but de commettre un acte de guerre.
    - Alors le président candidat Sarkozy envoie en Afghanistan son ministre des Armées, le très martial Gérard Longuet, avec mission de déclarer : « Si les conditions de sécurité ne sont pas clairement rétablies, alors se posera la question d’un retour anticipé de l’armée française ».
    - Alors le président candidat Sarkozy prend son air le plus menaçant et sa plus grosse voix pour gronder que « Nous ne pouvons pas accepter qu’un seul de nos soldats soit blessé ou tué par nos alliés. L’armée française n’est pas en Afghanistan pour que les soldats afghans lui tirent dessus ».

Jouer les matamores sert en général à masquer son impuissance. Il semble bien qu’en dépit de son verbiage, le Tsar Nicolas ne dispose pas du pouvoir nécessaire pour ordonner le retrait immédiat des troupes françaises d’Afghanistan.
Pourquoi autrement, cet homme qui n’a jamais été un adepte de la procrastination, cet homme qui veut toujours tout tout de suite promettrait il le retrait des troupes françaises d’Afghanistan pour seulement fin 2012 ?
Il ne fait aucun doute que s’il en avait le pouvoir, le Tsar Nicolas ordonnerait le retrait illico presto des troupes françaises basées en Afghanistan. Moins sans doute par compassion pour les familles des militaires que pour donner un coup de pouce au candidat Sarkozy. Il devient tellement plus évident chaque jour que ces soldats français et autres, qui sont tués ou blessés, ne sont pas sacrifiés pour le bien-être des afghans mais pour servir des intérêts ignorés des citoyens lambda.

Quelques astuces pour faire face à la crise

1 janvier 2012

Pas la financière, bien sûr.
Je ne suis pas économiste et me satisfais de gérer
(plutôt bien, ma fois) mon modeste budget.

Non, je parle d’astuces destinées à l’élément masculin si vite, si facilement déstabilisé par les humeurs de leurs compagnes.
Un peu, aussi, pour rendre service à ces dernières que je n’ai pas habituées à tant de solidarité.
Je parle d’astuces pour faire face à un genre de crises tout aussi redoutables que la crise financière pour ceux qui s’y trouvent confrontés, les crises de jalousie, de rage, de nerfs.
amoureuxpeynet Rappelez-vous, Messieurs, et le souvenir n’est peut-être pas si lointain pour certains, combien vous étiez fiers d’avoir su conquérir cette femme. L’unique, la perle rare, celle qui hantait vos jours et vos nuits, dont la silhouette de rêve vous faisait fantasmer. Une « bombe » avez-vous pensé. Parce que, ne vous en déplaise, Messieurs, même quand vos sentiments vous inclinent à la poésie, une trivialité toute masculine a une fâcheuse tendance à accaparer votre cerveau.

Erreur, Messieurs ! Ce n’est pas avec une «bombe» que vous vous êtes unis pour le meilleur et parfois pour le pire (ce dernier point valant pour les deux partenaires) mais avec une grenade dégoupillée Flower . Et même les plus niais (un terme gentil pour remplacer le mot ‘abrutis’) savent comme peut être dangereuse une grenade dégoupillée et comme il convient de la manipuler avec d’extrêmes précautions.

Sachez-le, Messieurs, tôt ou tard, vous serez confrontés à ces questions pièges :

    Question n° 1 - « Qu’est ce qui te plaît le plus chez moi ? »
    Vous, balourds, allez répondre une bluette idiote du genre :
    * À la romantique : « Tes yeux si bleus et ton teint de pêche, ma tendre. »
    * À la coquette : « Ton élégance innée, ma chérie. Personne ne porte la toilette avec autant de classe que toi.»
    * À la bas-bleue : « Ton intelligence et ta finesse de déduction, ma très aimée.»

Et aucun de vous ne comprendra pourquoi sa dulcinée lui fait la gueule.

Alors que si vous répondez :

    « Que veux tu que je te dise, mon amour. Tu es absolument sublime et aucune femme ne t’égale.»

vous serez récompensés du sourire approbateur de celle dont on reconnaît les mérites et la beauté.
chatsamour

Question n° 2 - « Je parie que tu ne te rappelles même plus la couleur de la robe que je portais le jour de notre première rencontre. »
Vous auriez bien envie, alors, de répondre que vous vous fichiez bien d’une robe que vous n’aviez que l’envie d’ôter pour goûter au corps de la belle. Vous n’êtes cependant pas suffisamment nigauds pour vous y risquer. Vous pestez d’avoir à répondre à une question aussi futile pour éviter une scène. Vous êtes quand même assez finauds pour deviner que vous êtes dans le pétrin parce que vous êtes bien incapables de vous rappeler la couleur de cette robe.
Allons un peu d’imagination que diable !
Tout d’abord, il vous faut afficher un air extasié. Ensuite ne pas craindre l’outrance. Enfin user sans modération de trémolos émus en répondant :

    « Mon amour. Je suis désolé de n’avoir pas porté attention à une robe qui devait, j’en suis sûr t’aller merveilleusement. Mais quand je t’ai vue, ça a été comme une illumination. Tu étais si belle ! Je n’ai vu que tes yeux si lumineux, ton sourire si éclatant, ta silhouette de rêve ! J’ai cru voir un ange. J’étais ébloui. Et c’est le souvenir que je garderai toujours de notre première rencontre, ma chérie.»

Et c’est à ce moment précis où vous aurez obtenu la récompense d’un regard extasié qu’il vous faudra faire preuve de perfidie en demandant d’un ton innocent :

    « Et toi, qu’est ce qui t’a plu chez moi ? Parce que je n’en reviens toujours pas que tu m’aies choisi. »

Voilà, croyez-moi, un discours qui vous garantira la paix pour quelques temps.

Les pièges ne résident pas seulement dans les questions mais aussi dans votre attitude parfois infantile et irréfléchie, Messieurs.
Ainsi, cet espèce d’automatisme primaire de primates en rut qui vous fait vous retourner ou, pour le moins vous dévisser le cou, quand vous croisez une de ces nanas sveltes et sexy.
Cessez donc vos faux-fuyants lamentables qui ne trompent certainement pas une compagne aux sens d’autant plus affutés qu’elle est alors habitée par des instincts meurtriers.
Au lieu de piteux

    * « Qu’est ce que tu vas chercher ! J’ai seulement cru m’entendre appelé. Je t’assure que je ne regardais pas cette pouffiasse.»
    * « La fille ? Quelle fille ? Oh, celle-là, je ne l’avais même pas vue ! Je me suis retourné parce que je croyais avoir marché sur une crotte de chien.»

qui exaspéreront encore plus votre compagne laquelle ne vous pardonnera pas de vouloir la prendre pour une idiote,
je vous recommande de ne surtout pas nier et, bien au contraire, de lancer négligemment avec le sourire franc et sincère du parfait faux-jeton à qui rien ne peut être reproché :

    « Oui, bien sûr que je l’ai maté cette nana. Je ne pouvais pas m’empêcher de me dire que c’était le genre à bouffer de la salade assaisonnée au citron à chaque repas. Bravo l’ambiance ! En même temps ça me rappelait un dicton de ma grand’mère qui aimait à dire : Qui à table n’a pas d’appétit n’en a pas plus au lit.»

(Oui, bon, d’accord, je viens de l’inventer celui-là. Raison de plus pour vous l’approprier)

balayeuse Enfin, Messieurs, si vous voulez vous garantir paix et harmonie dans votre ménage, abstenez-vous, je vous prie, d’user de ce genre de déclarations des plus exaspérantes :

    * À table, et alors que votre compagne présente un plat de viande à vos invités : « Du rôti de veau, quelle bonne idée ! Ha ! le rôti de veau de maman ! Chaque fois que j’y pense, je m’en lèche les babines. »

    * Avant de partir travailler, en ôtant de son cintre, pour l’enfiler, le pantalon repassé par votre compagne parmi toute une montagne de linge : « C’est marrant, ça, que tu n’arrives jamais à obtenir un pli parfait. Maman y arrivait parfaitement, elle. »

    * En rentrant le soir pour retrouver une maison propre grâce à une compagne qui, après son retour du bureau, a consacré une bonne partie de sa soirée à faire le ménage en plus d’avoir préparé le repas et aidé les enfants à faire leurs devoirs : « Si tu savais la journée que j’ai passée ! Je suis crevé ! On passe quand à table ? »

Avec, pour les couples et ceux qui aimeraient bien adhérer au club, mes meilleurs vœux de paix et de sérénité en 2012

barrepaix
Bien sûr l’illustration pour la bombe dégoupillée est une blague
Il s’agit de l’eau de toilette Flowerbomb de Viktor & Rolf vendue par Sephora

Le chœur des hyènes

25 décembre 2011

Où il est fait question d’Anne Sinclair sacrée “femme de l’année 2011″ Anne S.

Un article d’Alix Foriel publié sur le site terrafemina le 19 décembre 2011, et faisant état d’un sondage des plus décriés, commence ainsi :
« Des 10 femmes françaises proposées par l’institut CSA à ses sondés, c’est Anne Sinclair qui aurait le plus marqué en 2011. »
En premier lieu, lisez l’article puis… Cherchez l’erreur !
Eh oui, nous sommes bien d’accord que 9 noms seulement sont cités dans cet article.
Quid de la dixième femme ?
À moins que Carla fasse double emploi : la Carla chanteuse et la Carla première dame de France.

Je le dis tout net, j’ai été effarée en lisant les commentaires qui ont fait suite à ce sondage.
La manière dont Anne Sinclair a été vilipendée est tout simplement abjecte. Le pire étant que ceux qui se sont livrés à ce lynchage l’ont fait en toute bonne foi sans se rendre compte qu’ils étaient manipulés par les médias furieux du mépris que leur a opposé leur ex collègue pendant le procès de son mari.

Que certains - surtout ‘certaines’ d’ailleurs, d’après mes constations - se soient scandalisés de voir Anne Sinclair sacrée ‘Femme de l’année’, je pourrais le concevoir (après tout à chacun ses opinions) si le sondage et les personnes qui y ont participé ne faisaient pas les frais d’un faux procès d’intention.
En effet, que je sache, il n’était pas demandé d’élire la femme la plus méritante ou la plus représentative de l’année mais la femme qui avait le plus « marqué » l’année.
Qui peut nier que les médias ont contribué à faire d’Anne Sinclair la française la plus « exposée » à la masse.
En outre, avant de s’indigner du résultat obtenu par ce sondage, il conviendrait peut-être de s’arrêter au choix de candidates proposé pour cette élection.

Quelles sont elles, en effet, les femmes qui ont été proposées au choix des sondées ?
Par ordre alphabétique :

    * Aubry Martine - Un tank de la politique sans aucun charisme et qui a fait plus de dégât avec sa loi bâclée sur les 35 heures que les tempêtes Xynthia et Joachim réunies.

    * Banon Tristane - La petite Cosette du monde littéraire (pour reprendre la comparaison si juste d’une mienne petite sœur) qui a eu tant de malheur dans sa vie de petite fille riche qu’à l’entendre on se croirait dans un roman d’Émile Zola.

    * Bruni-Sarkozy Carla - Si peu audible qu’elle soit chanteuse ou première dame de France qu’on oublie son existence.

    * Lagarde Christine - Une pointure dans son domaine, la finance. Mais combien de femmes s’intéressent au Fonds Monétaire International ? Certainement pas celles qui ont déjà bien du mal à gérer leur propre budget et encore moins celles qui pensent que l’intérêt de l’argent est d’être dépensé.

    * Le Pen Martine - Une lâcheté naturelle m’interdit le moindre commentaire. Pas envie de me retrouver à casser des cailloux dans un goulag. Même un goulag version française, si elle est élue présidente de la république.

    * Leroy Nolwenn - Là encore, je m’abstiens. Ma famille et mes amis bretons ne me pardonneraient pas la moindre critique. Mais que peut on dire de Nolwenn Leroy sinon que c’est une chanteuse avec un certain talent parmi d’autres chanteuses dotées elles aussi d’un certain talent.

    * Maïwenn - Que ces fan’s me pardonnent. Je ne savais même pas qui elle était.

    * Pulvar Audrey - Plus célèbre à cause de son compagnon beau parleur que pour ce qu’elle-même raconte.

Et bien, franchement, de tout le lot, je comprends que l’intérêt des sondées se soit porté sur Anne Sinclair.
Non pas à cause de ce qu’elle représente mais parce que l’actualité s’est emparée d’elle un jour de mai et que toutes ses apparitions et ses actes ont été disséqué par les médias sordides, avides de scandales et de fange.

hyene Je ne ricanerai pas avec les hyènes.

Que lui reproche t-on à Anne Sinclair ?

    - Ces pulls angoras ? Quelle mesquinerie ! Savent ils seulement, ces bouffons, comme, seule, la classe permet de porter des pulls angora avec autant de chic ? Bien peu d’élégantes en seraient capables.
    - D’avoir apporté un soutien indéfectible à son mari ? Selon certains, uniquement par ambition personnelle.

Oui, da. Quelle ambition ? Celle de devenir première dame de France à son tour. Belle ambition en vérité quand on voit la place qu’ont tenues les ex épouses de nos présidents de la république.
Elles s’appelaient Claude Cahour, Danielle Gouze, Bernadette Chodron de Courcel. Elles avaient du caractère. Elles sont devenues les « femme de… » et c’est le seul souvenir qu’elles laisseront.
Même Carla Bruni y a perdu sa personnalité d’artiste !

Venant de ces hommes qui ont su si bien jouer les ‘pères la pudeur’, je leur dirai :
« Pauvre ‘tâches’, jaloux de ne pas savoir si vous pourriez compter sur le même appui de votre épouse s’il vous arrivait pareille mésaventure.
- Parce qu’après tout, même si je ne soutiens pas la thèse du complot, la culpabilité de Dominique Strauss-Khan n’a jamais été prouvée. Et combien d’entre vous, les mecs, pouvez jurer d’une fidélité absolue ?»

Oui, bien sûr, il y a tous ceux qui n’ont pas pu. smiley langue

Venant de féministes critiques (parce qu’il faut avoir une mentalité de féministe pour déchirer Anne Sinclair avec autant de hargne), je dirai :
«Vous parlez sans savoir. Anne Sinclair est de ces femmes qui ont une trempe d’amante Domi-et-anne. Comment pourriez vous comprendre ? vous ne connaissez même pas la signification du mot amante. Pire encore, vous avez la fibre amoureuse stérile. »

——–
La photo de la hyène a été emprunté au site :
http://www.christianjoelle.com/

Du mauvais emploi que nous faisons des insultes

18 décembre 2011
    Le sujet que je traite ci-après
    Est commun à tous les humains.
    N’y trouveront matière à s’en choquer
    Que les esprits chagrins.

doigtdhonneur Soyons honnêtes, nous avons tous et toutes insulté quelqu’un un jour ou l’autre.
Qu’on insulte pour se venger ou qu’on insulte pour agresser, l’insulte est un besoin aussi viscéral que boire et manger. Et nos ancêtres ont, de tous temps et bien avant nous, exprimé de même manière leur ressentiment ou leur frustration.
Toutefois, ils le faisaient avec une logique que, me semble t-il, nous avons perdue.

Ainsi parmi les insultes que j’ai retenues utilisées par nos ascendants, je citerai :

    * Jobastre pour qualifier une personne particulièrement crédule
    * Cuistre qui définissait un affreux vaniteux
    * Paltoquet dont était baptisé l’insolent
    * Pleutre qui désignait un froussard

encule Je nous connais peu d’insultes aussi bien accordées à leurs intentions de blesser ceux à qui elles s’adressent.
Parmi celles-là, je citerai :

    * Enfoiré pour désigner un personnage peu fiable par extension à foireux (individu souillé d’excréments ou projet qui ne peut que rater) et
    * Enculé que je suppose être une transposition du supplice subi par les individus qui étaient condamnés à être empalés.
    À noter que j’estime stupide d’enjoindre à quelqu’un d’aller se faire « enculer chez les grecs ». Déjà l’acte n’est pas particulièrement prometteur de jouissance alors comment pourrait on s’attendre que l’interpellé soit prêt à débourser pour les frais de déplacement. D’autant que tout le monde n’a pas les finances nécessaires pour se payer un voyage en Grèce, même en charter.

con Mais là où je m’étonne c’est de l’utilisation de certains mots ou injonctions selon moi en totale contradiction avec le sens insultant qu’on veut leur donner.
Ainsi, l’emploi du mot « con », d’après ce que j’en sais un dérivé des mots persan « kun » ou latin « cunnus », qui désigne le sexe féminin, m’apparaît être une insulte totalement inappropriée lorsqu’il est employé seul.
«Tu n’es qu’un con ! ».
Personnellement, je ne vois rien d’insultant dans ces propos sachant que beaucoup ne rêvent que d’embrasser un con ou à défaut y mettre leur nez.
Par contre, des expressions comme
« Sale con » ou « Petit con » ou « Pauvre con » évoquent déjà plus une notion insultante.
J’ajouterai enfin que je juge d’une insondable bêtise le fait d’avoir féminiser en « conne » un mot qui, à l’origine, désigne un attribut féminin.

Mais là où je suis sidérée, c’est de constater l’absurdité de certains mots ou injonctions sensés être utilisés comme insultes.
Ainsi le mot « fumier » employé pour injurier quelqu’un qui ne se conduit pas correctement.
Il suffit de se représenter l’utilisation qui est faite du fumier et des bienfaits qu’il dispense pour admettre que traiter quelqu’un de fumier c’est lui faire honneur.
Ainsi l’injonction « Va te faire baiser ».
Existe t-il un acte plus agréable que baiser ? Existe t-il au monde une seule personne qui n’ait envie de se faire baiser ?
Alors, par quelle aberration souhaiter le meilleur à celui à qui on n’espère que des désagréments ?

Moralité, pour bien s’injurier en bonne et dû forme, il serait bon, je pense, de remettre à la mode le vocabulaire de nos aïeux.
Et qui sait si cela ne contribuerait pas à nous intéresser à certains débats politiques au cours desquels des candidats, parlant de leurs adversaires, le traiteraient de pleutres ou de cuistres.

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La première illustration est découpée à partir
d’une création de Led Ganache - 2006 - http://foutre.over-blog.com/

Seigneur, protégez-moi de mes groupies,

13 décembre 2011

telle pourrait être la prière de Nicolas Sarkozy, futur candidat à la présidence de la république française.

Au nombre de ses groupies, Nadine Morano, interviewée par Michel Aphatie sur RTL, ce matin du 13 décembre, en qualité de Déléguée générale aux élections au sein de l’UMP.
Une invitation qui se justifiait par le thème de l’interview à savoir la lettre ouverte, publiée par le journal « Le Monde » et adressée par l’ancienne garde des sceaux, Rachida Dati, à l’actuel premier ministre, François Fillon, lui intimant de renoncer à briguer la 2ième circonscription de Paris pour les législatives.
toreroeuse
Remarquable prestation de Nadine Morano laquelle, sur une durée d’interview de 8 minutes et 9 secondes, a balayé les jérémiades de sa consœur Rachida Dati en 2 minutes et 45 secondes pour se lancer dans une violente diatribe contre François Hollande.

2 minutes 45 secondes pour dire que François Fillon serait investi, que Rachida Dati était attendue, bras ouverts, dans sa circonscription de Saône-et-Loire et qu’elle aurait mieux fait de rédiger sa tribune pour dénoncer les mensonges de François Hollande.
Une manière polie, peut-être ? De dire « Allez ouste, Rachida, on t’a assez vue. Va donc planter tes talons aiguilles, loin de Paris, dans les champs et les vignes de Bourgogne. »
C’était bien la peine qu’elle se donne tant de mal pour rédiger ses doléances, Rachida.

Débarrassée de l’insignifiante Rachida Dati et des ses états d’âme, Nadine Morano a ensuite profité des 5 minutes et 64 secondes dont elle disposait pour pourfendre François Hollande au prétexte d’une ‘promesse unilatérale’ faite par ce dernier.
François Hollande a, en effet récemment promis, au cas où il serait élu, de renégocier un accord intergouvernemental concernant la zone euro conclu avec la participation active de Nicolas Sarkozy et devant faire l’objet d’un traité en mars prochain.

Pendant ces 5 minutes et 64 secondes, Nadine Morano a, je dois le reconnaître, consacré 64 secondes pour envoyer au tapis François Bayrou et Dominique Villepinte que Jean-Michel Aphatie voulait lui opposer dans une vaine tentative de la détourner de l’objet de sa vindicte.

Restaient 5 minutes/8 qu’elle a ensuite consacré au candidat socialiste et pendant lesquelles Nadine Morano a scogne :

    - à deux reprises évoqué une comparaison entre François Hollande et le 1er ministre grec, Georges Papandréou, pour rappeler que ce dernier avait perdu son poste pour avoir, lui aussi, pris une ‘décision unilatérale’
    - à deux reprises, laissant entendre de manière pernicieuse qu’un candidat ne doit pas avoir de zones d’ombre sur son parcours, accusé François Hollande de fuir les explications sur sa gestion en qualité de secrétaire du Parti Socialiste pendant 11 ans
    - à deux reprises, rappelé les malversations, dénoncées par Arnaud Montebourg, commises « du Nord au Sud » pendant ces 11 années de gestion du Parti Socialiste par François Hollande
    - à deux reprises cité les propos de Martine Aubry disant de François Hollande : «… l’homme flou qui lui a laissé le PS à l’état de cadavre à la renverse. »
    (’Cadavre à la renverse’ ! C’est un gag ?)
    Au fait, n’est ce pas cette même Nadine Morano qui déclarait le 16 octobre dernier que, suite à cette citation, elle ne voyait pas comment Martine Aubry pourrait faire campagne avec honnêteté intellectuelle et… Qu’elle devrait démissionner de son poste de 1ère Secrétaire du PS ?

Loin de moi l’idée de critiquer les ‘convictions’ de Nadine Morano.
Je n’en pense pas moins qu’à vouloir trop prouver…

Et puis je la remercie de m’avoir arraché un éclat de rire en débitant très sérieusement cette phrase si souvent rabâchée par les élus du gouvernement qui nous prennent vraiment pour des ‘truffes’ (en plus, c’est la saison) :
« Il faut dire la vérité aux français.»

Donc, j’applaudirais volontiers la prestation de Nadine Morano si elle n’avait eu cette phrase malheureuse pour clore son homélie :
« S’il (François Hollande) n’est pas capable de mettre de l’ordre dans sa propre boutique, je ne vois pas comment il aurait la capacité de gérer la France. »

homme balaie Mais permettez-moi de vous le dire, Chère Nadine Morano, c’est exactement ce que nous, français, attendons de Nicolas Sarkozy depuis son élection en 2007.

barre colombe

Les illustrations ont été empruntées aux sites suivants :
Corrida dérision : http://www.animated-gifs.eu/
Homme au balai : http://artemias.centerblog.net/

Coup de foudre

8 décembre 2011

coupfoudre

    Chien abandonné
    dans ton enclos grillagé,
    le regard implorant
    de tes grands yeux navrés
    plein d’amour promettant
    mon cœur a envoûté.

barredalma

L’illustration provient du site : http://wamiz.com/

À vot’ bon cœur, M’ssieurs, Dames.

4 décembre 2011

Ceci n’est manifestement pas une chronique.
Ceci est sans aucun doute un appel à la générosité des lecteurs. dondargent

Nous voici, de nouveau, arrivés à l’époque des fêtes, des réjouissances, et des cadeaux.
Nous voici, également de nouveau, arrivés à l’époque des étrennes.
Et comme chaque année, à cette époque de l’année, nous allons être sollicités pour des dons aux associations caritatives.

Si j’écris cet appel c’est parce que, trop souvent, j’ai entendu ce cri : « On ne peut pas donner à tout le monde ! On pourrait y sacrifier son salaire qu’on n’arriverait pas à soulager la misère d’autrui ! »
Et partant de ce principe, beaucoup ne donnent RIEN.

C’est évident que l’on ne peut pas distribuer à tous. Il est tout à fait aussi indiscutable que tous les dons réunis ne parviendront pas à éradiquer la misère universelle. Est ce une raison pour ne RIEN donner ?
À défaut de parvenir à supprimer la misère, on peut, au moins, et chacun selon ses moyens, tenter de la soulager.

À cette période de l’année où nous nous apprêtons à festoyer en occultant totalement que nous sommes sensés nous réjouir de la naissance d’un enfant qui a été le premier des sans-abri, pouvons-nous, décemment, nous empiffrer sans remords si nous n’avons pas versé une obole à ceux qui sont dans la détresse ?

Il ne faudrait pas oublier que les chômeurs ne sont pas forcément des fainéants. Il ne faudrait pas oublier que les malades ne sont pas forcément des personnes dont le corps est usé par des abus. Il ne faudrait pas oublier que des animaux n’ont pas choisi d’être abandonnés.

5euros J’en appelle à ceux qui sont en mesure d’économiser 5 euros par mois sans se priver.

    Avec d’autant moins d’embarras que, personnellement, je ne nage pas dans l’opulence.

5 euros, c’est moins qu’une place de cinéma, c’est équivalent ou moins qu’une bière ou un jus de fruit consommés dans la plupart des débits de boisson, moins qu’une BD ou un livre de la collection Pocket.

Or, sauf erreur, 5 euros par mois, cela représente un total de 60 euros à la fin de l’année. Et avec 60 euros, il est possible de distribuer leurs étrennes aux éboueurs, aux préposés à la distribution du courrier, aux pompiers, et de faire un don à deux associations.

À cette époque pendant laquelle nous nous précipitons dans les magasins pour y faire nos emplettes (cadeaux, aliments et boissons pour les repas de fêtes, vêtements en prévision des sorties prévues),
pourquoi ne pas acheter un récipient réservé à ces 5 euros que nous y verserons chaque mois de l’année ?

tirelirecureuil
Un récipient choisi avec un (ou sous forme de) message pour rappeler son but et qui sera posé à un endroit stratégique où il ne risquera pas d’être oublié : près de l’écran d’ordinateur, à côté du micro ondes ou de la télévision, et même, pourquoi pas, sur la première étagère du réfrigérateur.

Mais à défaut d’un récipient acheté, un bocal ou un verre feront très bien l’affaire.
Alors, à vot‘ bon cœur, M’ssieurs, Dames.

barrecoeursbarrecoeurs

L’illustration tirelire écureuil a été emprunté au site :
http://www.laboutiqueajacques.fr/

Noël, tant de cadeaux

25 novembre 2011

ou temps des cadeaux ?

Je n’ai pas pour habitude de faire de la pub. mais pour ceux qui sont en panne d’inspiration et qui ont VRAIMENT envie de faire plaisir à des amateurs de bonne lecture, je ne saurais trop conseiller

Noeltant

N’hésitez pas à cliquer sur l’image pour en savoir plus.

Pour l’acheter, il vous suffit de vous munir de votre Carte Bleue puis de cliquer sur le lien suivant :
http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782748364446

Et, vous allez voir que c’est vraiment Noël puisque vous pouvez même l’acheter sous forme PDF pour seulement 11 €

Halte à la ‘Féministerie’

22 novembre 2011

Puisqu’il est prévu des Rencontres féministes européennes, à Saint-Nazaire le 25 novembre 2011, qui se proposent de mener une réflexion sur l’émancipation des femmes dans l’Union Européenne, ce message que je soumets à leurs méditations.

Longtemps, je me suis crue féministe.

    grimacière - Pas de ces féministes, éternelles geignardes qui fustigent les hommes, les accusant de tous les maux plutôt que se remettre elles-mêmes en question.
    - Pas de ces féministes, castratrices de mâles qui ne se sentent à l’aise, bien dans leur peau, en un mot, rassurées, que lorsqu’elles ont humilié ceux qu’elles appellent des « mecs ».
    - Pas de ces féministes qui veulent que les hommes les aiment pour leur intelligence et qui ne leur pardonnent pas de ne pas se rappeler la couleur de la robe qu’elles portaient le jour de leur première rencontre.
    - Pas ce ces féministes qui revendiquent l’égalité des sexes et considèrent comme un affront le manque de galanterie des hommes qui ne cèdent pas leur place assise dans les transports en commun ou ne s’effacent pas devant elles au moment de franchir une porte.

féministe Non, je me croyais féministe parce que je m’indignais de la différence de traitement réservée aux femmes par la société.

    - Ainsi, j’enrage lorsqu’à compétences égales, le salaire d’une femme est très inférieur à celui d’un homme, parfois dans une même entreprise.
    - Ainsi, j’ai été exaspérée de me voir imposer le port du nom de celui à qui j’avais accordé le droit d’être mon mari (et je pèse mes mots).
    - Ainsi je m’irrite de constater que, dans un couple, l’homme est toujours considéré comme le chef de famille même dans les cas extrêmes où c’est l’épouse qui fait vivre la famille avec son seul salaire.
    - Ainsi je m’agace, quand je parcours les rayons d’un grand magasin, de toujours voir les rayons jouets séparés entre ceux qui sont réservés aux garçons et ceux qui sont dévolus aux filles.

Et si je remplis scrupuleusement mon devoir de citoyenne en allant voter, ce n’est pas par estime pour les candidats*** mais par déférence pour les suffragettes qui se sont battues, parfois jusqu’au martyr, afin d’obtenir le droit de vote pour les femmes.
(*** Compte tenu du peu de respect qu’ils m’inspirent, je reconnais d’ailleurs voter trop souvent ‘contre’ plutôt que ‘pour’ un candidat)

Et je vénère des femmes

    - comme Madame Simone Veil grâce à qui les femmes ont enfin le droit de refuser une maternité quand cette dernière n’est pas souhaitée,
    - comme Rosa Parks, cette couturière noire de 50 ans qui refusa de céder sa place à un blanc dans le car qui la ramenait chez elle, qui fut arrêtée pour cet acte d’insoumission, et sans laquelle Martin Luther King serait peut-être resté un inconnu,
    - comme Marie-Olympe de Gouges qui, en 1791, a écrit ‘La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne’ avant de se faire décapiter grâce à un nommé Robespierre,
    - comme Madame Geneviève Strauss qui n’a pas craint de perdre des amis en œuvrant pour défendre la cause du capitaine Dreyfus jusqu’à la réhabilitation de ce dernier en 1906,…
    - et la liste n’est pas exhaustive.

fesses Mais depuis quelques temps, je m’aperçois que mon féminisme tel que je le concevais est devenu obsolète.
En effet,

    - si féministe veut dire que l’on applaudit à des manifestations comme celle organisée le 12 juin 2006 par des intellectuelles gauchisantes iraniennes lesquelles avaient soutenu Khomeiny en 1979, lesquelles sont ensuite devenues des groupies de Mohammad Khatami, alors, non, je ne suis pas féministe.
    - si féministe veut dire huer et lapider verbalement un homme accusé de viol en prenant fait et cause pour la présumée victime alors qu’aucune preuve concrète n’a permis d’authentifier les assertions de cette dernière, pour la seule et unique raison que cet homme est riche et considéré, alors, non, je ne suis pas féministe.
    - si féministe veut dire que l’on doit exhiber ses seins et ses fesses pour revendiquer (ce qui constitue un préjudice pour celles dont la profession est rentabilisée grâce à la publicité qu’elles se font par cette exposition), alors, non, je ne suis pas féministe.

Partant de cette profession de foi, je ne suis cependant pas hostile aux mouvements de défense des femmes dès lors qu’ils ne font pas preuve de démesure.
Je suis, même, totalement favorable à toutes les associations de personnes créées dans le but de protéger les victimes de sévices - qu’il s’agisse de femmes, d’enfants, de vieillards ou d’animaux - et pour que soient sévèrement punis, à défaut d’être mis hors de nuire (solution que je préfèrerais), ceux et celles qui s’en rendent coupables.
Mais chasseuse

    - je refuse de m’associer à celles ou ceux qui poursuivent de leur vindicte des personnes dont la culpabilité pour le crime dont elles sont accusées n’est pas avéré.
    Ils sont nombreux les cas de professeurs ou de membres d’une famille accusés de viol et reconnus innocents des années après, alors que leur vie a été détruite. Sans parler de ces épouses qui n’hésitent pas à accuser leur conjoint d’attouchements sexuels sur leurs enfants pour obtenir la garde de ces derniers dans un cas de demande de divorce.
    - Je refuse de cautionner ces hystériques qui ridiculisent la féminité avec ces exhibitions grotesques de chairs étalées.

Je ne nie pas que des hommes se conduisent de manière lâche et immonde qui violent des femmes et des enfants ou qui battent leur compagne. Mais je me refuse à stigmatiser systématiquement TOUS les hommes sous prétexte qu’il en existe qui sont de parfaits salauds.
La violence n’est pas l’apanage de l’homme. Il existe des femmes qui se rendent coupables d’actes de violence tout aussi ignobles, même si elles ne sont pas physiques, y compris envers d’autres femmes.

Aussi je préfère me considérer comme femme plutôt que comme féministe.

barre chaine

Les illustrations suivantes ont été empruntées aux sites :
http://gifs-animes.skynetblogs.be/ pour les fesses.
http://club.doctissimo.fr/chochott/ pour la femme qui grimace
http://leblogdelavilaine.over-blog.com/ pour la chasseuse
Le créateur du gif que j’ai baptisé “la chasseuse” est Arthur de Pins.

Amours sylvestres

15 novembre 2011

amour sylv. 1

    C’était l’automne de mes neuf premières années.
    Blottie sous l’aimable abri d’un arbre chenu,
    Par la sénescence ou la tempête abattu,
    La pluie tombant dessus en gouttes cristallines
    chantant sa mélopée comme douce comptine,
    j’ai connu la saveur de mon premier baiser.

amour sylves. 2

    Timides prémices du temps de mon adolescence
    De mes sens, se sont affirmés les exigences.
    Femme devenue, avec pour tout horizon
    de la forêt complice, la verte frondaison,
    j’ai soumis mon corps à toutes les voluptés
    Amante consentante d’étreintes passionnées.

amour sylvestre 3

    Comme il a passé vite le temps de mes amours.
    L’automne de ma vie arrivé à son tour,
    Me voici, là, tordue comme branche d’un arbre mort
    À pas menus, foulant tapis de feuilles d’or
    De la forêt complice, témoin de mes plaisirs
    Réceptacle discret de mes chers souvenirs.

barrecoeursbarrecoeurs

Les deux premières photos ont été empruntées au site
http://meriamr.centerblog.net/contact.html
La dernière photo a été empruntée à
Gérard Mignone - Aubenas 07200