Feu le prestige des pompiers

12 mai 2012

soldats-feu Ce vendredi soir du 11 mai, 12 pompiers ont été mis en examen sur 13 visés par une double plainte pour viol et violences lors d’un bizutage au sein de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris.
Un simple fait divers parmi d’autres ?
Non. Une ignominie. Un scandale qui soulève trop peu d’indignation.

Il s’agit ni plus ni moins d’un acte odieux ; le viol d’une recrue, un jeune homme de 23 ans, Julien, qui pensait avoir intégré un corps d’élite dont la mission est de secourir son prochain, et, dans ce corps d’élite, une équipe qui venait de s’illustrer dans une compétition de gymnastique, c’est à dire auréolée de la noblesse accordée au sport.
Le viol a eu lieu dans un bus qui ramenait de Colmar l’équipe de gymnastique et la mise en condition de la victime montre déjà la perfidie des auteurs de l’agression.
Comment aurait-il pu imaginer le piège qui lui était tendu, ce jeune homme de 23 ans, lorsqu’après avoir été mis en vedette en le conviant à chanter et raconter quelques blagues dans le micro du bus, il a été invité à rejoindre les « anciens » assis au fond du véhicule ?
Les violences infligées sont infâmes qui vont de pincements, à des coups avec morsure, une mise à nu, et enfin le pire dans la gamme du sordide, l’introduction d’une bouteille en plastique dans l’anus du jeune martyr.
Tels sont les faits racontés par Julien.

justice Et qu’en est-il de cette mise en examen de 12 pompiers sur 13 accusés d’avoir commis ou laissé commettre ces actes méprisables ?
L’auteur principal aurait été placé en détention provisoire, les onze autres pompiers remis en liberté sous contrôle judiciaire. Tous sont passibles de la cour d’assises ; certains au motif de « viol en réunion » d’autres pour celui de « violence volontaire aggravée ». Un capitaine et un entraîneur soupçonnés d’avoir laisser faire sans intervenir sont également incriminés au motif de « non empêchement de crime ou de délit ».

Mais je ne m’en pose pas moins une question :
- pourquoi (si ce qui a été dit par les médias est vrai) un 13e pompier a-t-il échappé à la mise en examen ?
En quoi est-il moins coupable que les autres ? Rien n’est dit à ce sujet.

Ont-ils exprimé des regrets, ces êtres abjects qui discréditent le corps des sapeurs pompiers ?
Il ne semble pas puisque, par la voix de leur avocat conseil, ils se seraient contentés de minimiser l’affaire. La plainte de Julien étant attribuée à une vengeance suite à un litige d’ordre sportif entre sa hiérarchie et lui.

pompiers devise Se repentent-ils ces êtres infâmes qui déshonorent le corps des sapeurs pompiers ?
Il semble que non puisque, bien au contraire, toujours par la voix de leur avocat conseil, ils ont l’impudence d’accuser la victime de provocation pour excuser leur vilenie.

    Mais comme chacun le sait, les victimes de viols sont toujours des trublions responsables des sévices qui leur sont infligés.

Également un trublion cet autre jeune homme qui dit avoir été passé à tabac et, de même, déposé plainte ?

Ce qui, moi, me navre, de cette sordide affaire, outre le préjudice physique et moral subi par ce jeune homme, c’est que des bizutages puissent servir de prétexte à des pervers pour commettre leurs abjections. Cela vaut tout autant pour le monde étudiant que pour les corps d’armées ou la marine où, paraît-il, ces pratiques perdurent.

Ce qui, moi, me consterne, c’est que les turpitudes d’un petit groupe d’individus entachent la réputation des sapeurs-pompiers, faisant oublier, par le scandale qu’ils génèrent, les soldats du feu qui se sont comportés en héros.

Ce qui, moi, m’indigne, c’est le silence assourdissant des féministes à propos de cette affaire.
Seul le viol des femmes serait-il répréhensible pour ces défenderesses des oppriméEs. feministe
Un fils, un petit ami, soumis à une agression sexuelle serait-il moins victime, moins à plaindre qu’une personne de leur sexe ?

Et qu’on ne m’accuse pas d’un procès d’intention vis-à-vis des féministes. Si procès il y a de ma part, c’est un procès de constatation.

Le sigle UE

2 mai 2012

signifie-t-il Utopie Européenne ? Draperopeen

Qu’est ce que l’UE telle qu’on la connaît ? Et quel est son but ?

L’UE, telle que définie, c’est l’association volontaire d’États européens, dans les domaines économique et politique, afin d’assurer le maintien de la paix en Europe et de favoriser le progrès économique et social.
traimasstrich L’UE, créée le 07 février 1992 par le traité de Maastricht, s’est substituée à la CEE (Communauté Économique Européenne) créée en 1957 dont le but était une monnaie unique pour les États membres, une citoyenneté européenne, la coopération économique, l’abolition progressive des barrières douanières entre les pays membres et la mise en place de tarifs douaniers communs avec l’extérieur.

Qu’en est-il aujourd’hui de ce beau projet qu’a été l’UE ?

Je ne doute pas que le monde de la finance y a trouvé son intérêt mais à quoi sert une Union Européenne fondée sur l’assemblage de nations qui n’observent ni les mêmes lois juridiques ni les mêmes lois sociales ?
Qui plus est, je ne sais si la plupart des citoyens de cet agglomérat de pays ont le même ressenti que moi mais j’ai toujours l’impression que les directives imposées par Bruxelles, loin d’être constructives, sont toujours répressives.
Enfin, à quoi sert une Union Européenne quand certains de ses pays adhérents comme la Grèce ou l’Espagne vivent la spirale infernale d’un marasme économique dont, non seulement, ils ne parviennent pas à s’extraire mais qui menace l’équilibre économique d’autres partenaires.
Et à ceux qui me diront que sans l’Union Européenne, la Grèce et l’Espagne auraient depuis longtemps fait naufrage, je répondrai que la question se pose plutôt de savoir si ce n’est, justement pas, leur adhésion à l’Union Européenne qui les a conduites à la présente dépression.

Donc, j’avais déjà l’impression que cette belle Union Européenne, qui avait eu mes faveurs lorsqu’elle était à l’état de projet, se délitait progressivement parce que construite à hue et à dia par une bande de Pieds-Nickelés.
Et voilà que dans un même temps,

    coffee 1) - J’apprends qu’au prétexte invoqué de la moralité et de la lutte contre les nuisances, les coffee-shops néerlandais sont désormais interdits aux étrangers. Et par étrangers, il ne faut pas comprendre ressortissants asiatiques, africains, américains,… mais aussi ressortissants membres de l’Union Européenne n’ayant pas la nationalité néerlandaise.

Dire à quel point l’annonce est sérieuse :
« Dès le 1er mai, seuls les néerlandais résidant aux Pays-Bas auront accès aux coffee-shops et encore devront-ils pour cela s’enregistrer à la mairie pour pouvoir s’inscrire dans un coffee-shop qui leur délivrera un “wietpass” (carte-herbe).
Tous les étrangers en seront, eux, bannis, sans exception.»

Mais alors, quid de la citoyenneté européenne ?
Parce que c’est un peu comme si, avant la réunification de la France, les restaurants marseillais avaient interdit aux bretons de venir déguster leur bouillabaisse ou comme si les brasseries alsaciennes avaient défendu leur accès aux basques de passage tentés par une bonne bière bien fraîche.

Bon, pour le moment il s’agit des frontières de l’Europe.
Mais si l’Europe ne cède pas à ses instances, qu’est ce qui empêchera le candidat Sarkozy de fermer les frontières du territoire français s’il est élu pour un deuxième mandat ?
Voilà une mesure qui contenterait, je n’en doute pas, les sympathisants du Front National auxquels je me permettrai de rappeler que les geôles, elles-aussi, séparent les individus par la frontière de leurs barreaux. barreaux

Heureusement pour moi, je suis doté d’un naturel optimiste et me dis que si les frontières étaient restaurées en France, il deviendrait inutile d’y reconduire les sans-papiers puisqu’elles seraient fermées.

La véritable démocratie n’existe pas

27 avril 2012

sans la reconnaissance du vote blanc.

vo2012te Encore un plébiscite pour le vote blanc penseront certains avec agacement qui dénieront tout intérêt à un nouvel article sur ce sujet.

    * Pourtant le combat est toujours d’actualité puisqu’en dépit de tous les mouvements populaires qui pétitionnent depuis de nombreuses années en faveur du vote blanc, ce dernier, déposé dans les urnes, est toujours considéré comme nul.
    * Pourtant le combat a sa raison d’être tant que des français et des françaises voteront non pas en faveur d’un candidat mais contre un candidat à la présidence de la république.
    * Pourtant le combat n’est pas vain tant que des français et des françaises s’abstiendront de voter parce qu’ils ne cautionnent ni l’un ni l’autre des candidats qui se présentent à l’élection présidentielle.

Parce qu’il ne faut s’y tromper, nous croyons peut-être détenir un pouvoir avec le droit de vote mais ce pouvoir est une illusion.
En vérité, nous n’avons aucune importance aux yeux de certains qui se sont présentés candidats à l’élection présidentielle 2012 et qui ne briguent que les honneurs et la reconnaissance des puissants de ce monde. Et pour les deux derniers en liste, seul leur importe l’autre, le rival, l’adversaire qu’il convient d’abattre.
En vérité, ne nous leurrons pas, le séducteur qui emporte les suffrages n’est pas celui qui offre les meilleurs arguments ou les meilleures propositions mais celui qui use de la meilleure dialectique pour convaincre de sa supériorité.

stop Alors, allons-nous continuer de permettre aux gens à la tête des gouvernements de s’obstiner à nier aux électeurs le droit de n’en préférer aucun de ceux que l’on veut nous imposer.
Allons-nous les laisser nous contraindre au silence alors que la démocratie est déjà bafouée à partir du moment où on ne nous laisse que le choix de candidats désignés non pas par le peuple mais par les maires.

    N’est-il pas atterrant de songer qu’un génie de la politique et de la finance sans ressources et/ou sans relations ne pourra jamais briguer la présidence de la république quand bien même il soulèverait l’enthousiasme ET L’ADHÉSION des foules ? Consternant de songer que ce génie de la politique et de la finance serait obligé de laisser la place à un médiocre ?

Ne soyons pas utopistes ; rares sont les politiciens assez intègres pour reconnaître la légitimité du vote blanc. Et je suppose encore plus rares ceux qui, détenant le pouvoir, se montreraient favorables à un projet de loi légalisant le vote blanc.
Il est plus à supposer que si une décision devait être prise par les politiciens, elle se ferait en faveur du vote obligatoire.
Si aucun homme de pouvoir ne peut accepter un projet de loi en faveur du vote blanc, c’est parce que le vote blanc est la pire menace qui soit pour les politiciens. Le vote blanc, c’est la négation de leur autorité. Le vote blanc c’est une manifestation de mépris en réponse à leurs campagnes insanes, à leur absence de créativité, à leurs promesses mensongères, à leur aveuglement volontaire face aux problèmes réels.

Mais si les hommes de pouvoir se rendent coupables de totalitarisme en refusant aux citoyens le droit au vote blanc, nous qui votons contre et non pas en faveur d’un candidat, nous qui nous abstenons d’aller déposer un bulletin dans l’urne, n’avons pas le droit de nous cacher que, ce faisant, nous apportons notre collaboration aux gens de pouvoir.
yeuxbandes Voter contre un candidat, c’est se rendre complice de l’élection de l’autre, c’est confier notre destin à une personne à qui nous n’accordons ni crédit ni respect.
S’abstenir de voter, c’est offrir aux politiciens (avec la connivence plus imbécile que malhonnête des médias) l’opportunité de prétendre qu’en sont responsables des éléments externes comme la météo ou les vacances.
Que disent-ils, en effet, les politiciens et les médias :

    * Les abstentionnistes ont préféré aller à la pêche ou en excursion quand il fait beau ; se sont réfugiés dans les salles de cinéma si le temps est à la pluie. Ils ont préféré partir sur les plages ou à la campagne si les élections ont lieu pendant un pont ou en période de vacances scolaires.

N’est ce pas se moquer du monde ?
Comme si les conditions météorologiques empêchaient de consacrer un quart d’heure du temps de toute une journée pour aller voter. Comme s’il n’était pas aussi facile de délivrer une procuration pour qui s’absente.

S’abstenir de voter est pire encore que voter par défaut pour un candidat. S’abstenir de voter, c’est encourager les politiciens à ne pas se remettre en cause.

Le 22 avril dernier, j’ai voté
pour un candidat qui

    - ne se montre pas utopique, ne cherche pas à faire accroire que la crise est surmontée, n’hésite pas à prévenir que nous devons nous attendre à connaître de prochaines années d’austérité.
    - considère que contrairement à ce qu’on cherche à faire gober aux français, l’immigration n’est pas un fléau mais, bien au contraire, une richesse pour le pays.

J’ai voté pour ce candidat bien que sachant, qu’avec un tel discours, il n’avait aucune chance d’être agréé par une majorité qui craint plus que tout de cesser d’être assistée.

Je suis certaine que nombreux sont ceux qui, comme moi, ne veulent voir élire ni l’un ni l’autre des candidats qui arrivent en tête.

Le 22 avril dernier, le nombre des votes ne se prononçant pour aucun des candidats a interpellé les médias par son importance (700.119 personnes ont voté blanc ou nul. Soit 1,91% des votants).
vote rejet Alors, et si le 06 mai 2012 nous cessions d’être lâches. Si, au lieu de choisir l’abstention, si, au lieu de voter à contre-cœur pour un candidat, nous nous lancions dans une véritable révolution passive en allant déposer un bulletin blanc dans l’urne.
Peut-être aurions-nous une chance d’émouvoir enfin les politiciens. Peut-être parviendrions-nous à les perturber assez pour qu’ils cessent de se contempler le nombril et s’intéressent, ENFIN, aux problèmes des français.

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L’illustration du vote blanc est empruntée au site :
http://libreinfo.perso.neuf.fr/

Élections : Et si les abstentionnistes…

19 avril 2012

étaient des sages ? zen nana

Et non pas, tels que nous les présentent médias et bateleurs politiques,

    * ces citoyens qu’ils déclarent irrésolus,
    * ces citoyens qu’ils jugent pusillanimes, quand ils n’accusent pas
    * ces citoyens de se montrer irresponsables.

Étant femme, et donc plus sensibilisée encore au droit qu’au devoir de s’exprimer par le vote, je ne peux cautionner l’abstentionnisme. Mais je peux essayer de le comprendre ; je peux me questionner quant au choix ; je peux en arriver à cette supputation :
Et si les abstentionnistes étaient des sages ayant décidé qu’ils n’avaient pas de temps à perdre avec des pantins égocentriques qui n’ont à offrir que des pantalonnades.

    Parce que
    * pour peu qu’on réfléchisse et qu’on cherche dans le passé les actes dont peuvent se glorifier les présidents de la république française, que trouve-t-on ?
    * pour peu qu’on réfléchisse, on en arrive vite à se demander pourquoi ces gens-là ont choisi une carrière politique ?

Et on arrive tout aussi vite à la conclusion que c’est parce qu’ils n’ont pas suffisamment de talent (hormis pour la comédie et la dialectique) et pas assez de puissance intellectuelle pour faire autre chose.
peintre Qui pourrait me citer les noms de politiciens renommés pour leurs œuvres artistiques : peinture, sculpture, poésie,…
(D’avance merci de ne pas m’avancer ceux dont le nom s’affiche dans les vitrines des libraires. Ce qu’ils pondent - souvent écrit par des nègres - ne peut être considéré comme de la littérature.)
De même, a-t-on jamais entendu parler d’un personnage politique connu pour ses recherches scientifiques ou pour avoir remporté un prix au concours Lépine ?

avocat Quand on s’intéresse aux présidents de la république française, on s’aperçoit que la majorité d’entre eux a fait des études de droit, certains étant devenus avocat. (Un diplôme apparemment devenu au-dessus de leurs capacités intellectuelles puisqu’il serait question de « donner » la fonction d’avocat aux ex-ministres et ex-élus qui n’auraient plus d’examen à passer pour acquérir le droit de plaider.)
Il me semble à moi - mais je suis peut-être naïve - qu’un gouvernement aurait surtout besoin de présidents de la république nantis de diplômes en économie et gestion financière plutôt que de brevets de ‘palabreurs’.

Autre question que je me suis posée pour comprendre le choix de certains de bouder les cabines électorales :
Combien de présidents de la république française peuvent se targuer d’actes « notablement » bénéfiques pour les français ?
J’en ai compté, pour ma part, 3 pour 23 qui ont sévi depuis un peu plus de deux siècles, et qui sont : fallières doumergue mitterand

    * Armand Fallières à l’origine d’une réforme qui adapte l’enseignement secondaire aux nécessités de la vie moderne en attribuant une plus grande place aux sciences et aux langues étrangères, qui instaure l’isoloir qui permet d’organiser les votes secrets, et qui, même si cela apparaît plus anodin pour certains, promulgue une loi qui permet à Dreyfus de réintégrer l’armée.
    * Gaston Doumergue qui institue les assurances sociales ouvrières
    * Georges Mitterand avec pour bilan de ses différents septennats :

      - L’âge légal de la retraite à 60 ans
      - La libération des ondes (développement des radios « libres »)
      - La cinquième semaine de congés payés généralisée
      - Le RMI (revenu minimum d’insertion)
      - L’homosexualité qui n’est plus considérée comme discriminatoire
      et si je préfère éviter de citer la peine de mort qui est abolie c’est que, personnellement, je ne considère pas ça comme un bienfait pour les français victimes de criminels.

    J’ajouterai enfin qu’il est bien dommage que, dans le même temps, le chômage, le déficit budgétaire, ainsi que la dette publique aient augmenté dans des proportions considérables. Mais j’avais dit que je citerais les bienfaits notables conséquents à l’exercice du pouvoir de nos présidents et non pas leurs actions préjudiciables.

Vous en serez bien d’accord que, 3 sur 23 en un peu plus de 200 ans, ça ne fait pas beaucoup, n’est ce pas ?
Il est donc normal que seuls ceux qui, comme moi, sont dotés d’un naturel fondamentalement optimiste, s’abstiennent de… S’abstenir de voter clin , partant du principe qu’il faut consommer une fabuleuse quantité d’huîtres avant d’espérer trouver une perle.

ruechirac Enfin, si nous commençons à réfléchir sérieusement, il est à se demander si ces ‘arlequins’ n’ont pas d’autre but que de voir leurs noms inscrits dans les livres d’histoire et, accessoirement, utilisés pour baptiser des avenues, des places, ou figurer aux frontons de bâtiments publics.

barre notesbarre notes

Les illustrations ont été empruntées aux sites :
zen nana : http://petitemimine.centerblog.net/h
peintre : http://drakkar.747.voila.net/
plaque Chirac : http://blogborygmes.free.fr/

Jamais contents, ces harkis

17 avril 2012

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient peut-être d’expliquer ce qu’est un harki à la jeune génération qui connaît encore moins la guerre d’Algérie que celles qui virent s’affronter gaulois et romains ou les guerres napoléoniennes.
Gloire en soit rendue aux historiographes.

harki Donc, pour savoir ce qu’est un harki, un peu d’histoire s’impose.

En résumé,
Autrefois, en bord de méditerranée, côté Afrique du Nord, existait un pays qui était l’Algérie et qui était habité par différentes ethnies que les français appelaient arabes sans distinction.
bataillalgerie En 1830 la France se toque de ce pays qu’elle trouve bien plaisant et, comme les agences de tourisme n’existent pas encore, elle décide que le meilleur moyen pour s’y implanter est d’en faire la conquête par les armes.
Le 16 juillet 1857, l’Algérie devient française et sur les bancs des écoles, les ex-petits français devenus « pieds noirs » et les ex-petits algériens devenus « français » se voient enseigner les mêmes mathématiques, les mêmes leçons de grammaire et d’orthographe, les mêmes cours de géographie et d’histoire.
Pour ce qui est de la religion, connaissant la marotte des ecclésiastiques catholiques, il ne fait aucun doute qu’ils tentent de convertir au christianisme les arabes musulmans qui leur tombent sous la main. Mais la France étant un pays laïc, le gouvernement est respectueux des croyance de ses citoyens. Chacun continue à pratiquer la religion de son choix. Les pieds-noirs, en majorité chrétiens ou juifs, et les arabes algériens, musulmans, vivent leurs fois respectives.
Et puis, voilà qu’en 1954, on ne sait quelle mouche ‘pique’ certains groupuscules algériens qui ’se piquent’ de rendre l’indépendance à leur pays sous prétexte que la terre d’Algérie n’est pas celle des pieds-noirs mais la leur qu’ils entendent exploiter eux-mêmes. Va naître, de cette collusion, le FLN (Front de Libération Nationale).

guerralgerie C’est ainsi que commence la guerre pour l’Algérie appelée plus communément guerre d’Algérie.
Et c’est là qu’apparaissent les harkis tels que nous les connaissons et qui sont des algériens musulmans qui ont choisi de rester fidèles à la France et de lutter avec les armées françaises pour que l’Algérie reste française.
Une allégeance logique puisque dans les écoles fréquentées on leur avait appris que leurs ancêtres étaient gaulois.
Ils y croient à la justesse de leur choix, les harkis. Surtout quand ce général de Gaulle, le sauveur de la France devenu président, clame dans tous ses discours, de 1958 et 1959, que jamais il ne permettra que l’Algérie cesse d’être française.
Ce qu’ils ignorent les harkis, c’est que de Gaulle tient moins à l’Algérie qu’au pétrole découvert dans la partie saharienne de l’Algérie.
Il faut reconnaître à de Gaulle qu’il ne veut pas garder le pétrole pour son usage personnel afin de remplir son briquet ; le général n’est pas fumeur.
Non, le général est un visionnaire qui veut le pétrole pour une France riche. Quand on voit le prix actuel du carburant à la pompe, on ne saurait lui donner tort.

Seulement, aussi têtu soit de Gaulle, le FLN l’est encore plus.
Le 5 juillet 1962, le président de Gaulle annonce officiellement la reconnaissance de la république algérienne, nouvel État indépendant. Dans les jours, les semaines qui suivent, les pieds-noirs devenus personæ non grata en Algérie se hâtent d’embarquer sur des navires pour gagner la France où ils espèrent trouver l’hospitalité.
Dans les jours, les semaines qui suivent, les harkis voudraient bien s’embarquer sur des navires en direction de la France pour s’y réfugier et sauver leurs bijoux de famille. Bien peu y parviendront, le gouvernement français ne favorisant pas leur évacuation. Les abandonnés, hommes, femmes, enfants, seront pour la plupart massacrés.

Mais, au fait, pourquoi je vous raconte tout ça, moi ?

Et bien parce que peu à peu, les pieds noirs vont, non sans difficulté pour les plus démunis, trouver à s’intégrer dans ce qui est leur pays d’origine. Mais quid des harkis, ces arabes musulmans qui se croyaient français, qui sont parvenus à échapper à leurs congénères algériens ?
Et bien, ils ont la chance d’être accueillis par un gouvernement qui s’empresse de les parquer dans des camps.

camp harki La France étant une terre hospitalière, ils y sont toujours en 1975 quand ils se révoltent contre cet hébergement qu’ils estiment indigne.
Premier constat de la difficulté à contenter les harkis.

Ensuite, alors qu’ils devraient manifester leur reconnaissance à cette France qui les a de si belle manière recueillis, ne vont-ils pas continuer à se plaindre au cours des années qui vont suivre, ces ingrats.

    * Doléances pour le manque de reconnaissance eu égard à leur engagement pour défendre l’ hégémonie française en Algérie.
    * Doléances au sujet de leurs indemnisations pour services rendus et pour les souffrances endurées, jugées insignifiantes.
    * Doléances à propos de leur difficulté à trouver l’aide nécessaire pour s’intégrer dans le paysage français et y vivre décemment.

Se faisant, ils oublient un peu vite que c’est quand même un peu leur faute, aux harkis, s’ils se retrouvent dans cette situation. S’ils s’étaient renseignés avant de choisir de servir la France, ils auraient su que les gouvernements français n’ont pas habitude de traiter honorablement leurs combattants africains.

Preuve de l’ingratitude des harkis et de leurs descendants, c’est qu’ils mésestiment totalement les preuves de reconnaissance du Président Chirac qui

    * le 25 septembre 2001 inaugure une plaque dans la cour d’honneur de l’Hôtel des Invalides pour une UNIQUE JOURNÉE d’hommage au drame des harkis.
    * le 31 mars 2003 promulgue un décret officialisant et instaurant une ‘Journée nationale d’hommage aux Harkis et aux autres membres des formations supplétives des armées françaises‘, le 25 septembre de chaque année.

sarkogaulle Preuve de l’ingratitude des harkis et de leurs descendants, c’est qu’ils s’en trouvent plus d’un pour critiquer le discours du 14 avril dernier de notre sérénissime président Nicolas qui a eu l’élégance de se déplacer pour aller les rencontrer dans le camp de Rivesaltes près de Perpignan.
Alors même que notre très vénéré président Nicolas a déclaré de manière très ferme :
« La France doit, comme elle l’a toujours fait, regarder son histoire en face et assumer les erreurs qu’elle a pu commettre. En l’occurrence, rien ne peut expliquer, rien ne peut excuser l’abandon de ceux qui avaient fait le choix de la France. », il y en a déjà qui maugréent que prononçant ce discours, il ne fait là que réaliser une promesse faite en décembre 2007.
Oubliant, ces mesquins, que notre très sublissime président Nicolas, dans un esprit de pacification, a ajouté : « Maintenant que la faute a été reconnue, c’est le temps du pardon et de la réconciliation. ».
Omettant, ces grincheux, que notre très idolâtré président avait bien d’autres tâches à remplir depuis son avènement. Comme par exemple faire travailler plus et plus longtemps les français, instaurer une TVA variant entre 5 % pour les quiches vendues froides et 7 % pour celles vendues chaudes par nos boulangers et traiteurs, la loi Nome sensée électriser le marché de l’électricité et qui va électrocuter les budgets des citoyens français,…

Donc pour en revenir à nos harkis ronchons, il y en a même qui vont jusqu’à prétendre à une manœuvre électorale du président Nicolas pour appuyer la candidature du candidat Sarkozy à l’élection présidentielle de 2012.
Remarquez, on peut, peut-être, comprendre leur insatisfaction quand on sait que la seule promesse concrète qu’ils ont obtenu ce 14 avril 2012, c’est la construction d’un monument national à Paris qui leur sera dédié.
Qui, en effet, qui espérait se voir proposer du travail et du pain, jubilerait de se voir dédié un monument, sachant que les monuments sont érigés pour la jouissance des pigeons.

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La photo du harki provient du site : www.librairie-pied-noir.com

Quand l’État français commerce.

31 mars 2012

Nous le savons, nous sommes tous fichés… Ou presque.

CI bio Le presque pose problème. Le passeport biométrique et la carte Vitale n’étant pas exhaustifs du nombre de français fichés recensés, beaucoup trop passent au travers du filet du point de vue du gouvernement qui s’occupe d’y remédier. La carte d’identité nationale biométrique est en projet. Et qui dit projet…

Ne nous faisons pas d’illusion. Le fait que le Conseil constitutionnel ait opposé son veto, ne l’estimant pas conforme à la Constitution, n’érige pas un rempart contre des gouvernants dont on sait la pugnacité lorsqu’ils souhaitent obtenir quelque chose qui serve leurs intérêts.

Pour peu qu’on soit curieux, on peut s’interroger sur cette obsession gouvernementale de créer des fichiers pour tout et n’importe quoi.

Certains fichiers peuvent trouver leur intérêt réel.
Ainsi des fichiers comme :

    * le FAED : Fichier automatisé des empreintes digitales, ou son complément :
    * le FNAEG : Fichier national automatisé des empreintes génétiques
    * le SALVAC : Système d’analyse des liens de la violence associée aux crimes
    * le FIJAIS : Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles
    * et même le FNIS : Fichier des interdits de stades

Tous ont en effet pour but de protéger les citoyens par des moyens de répression ou pour aider à retrouver les auteurs de délits.

Mais là où on est en droit de s’étonner, en droit de se questionner, c’est sur l’intérêt d’un projet de fichier ARES.
Rien que la dénomination « Automatisation du registre des entrées et sorties des recours en matière de contravention » pue l’entourloupe.
Alors quand on sait que ça se résume à ficher toutes les personnes qui contestent un PV qui leur a été infligé, SOUS le PRÉTEXTE fallacieux de statistiques dont on ignore le but, on peut se demander si la loi sur la liberté n’est pas tout simplement bafouée.
À moins que contester raisonnablement un jugement rendu ou une infraction non motivée constitue désormais un délit ?

carte grise Tout s’éclaire sur la frénésie de nos gouvernants à vouloir créer des fichiers à partir du moment où on apprend que l’État en fait commerce.
C’est le cas tout au moins pour les données personnelles figurant sur le fichier des cartes grises, vendues en toute légalité par l’État à des sociétés privées :
http://www.ecertificat-immatriculation.fr/vehicules/siv-civ/les-donnees-personnelles-des-cartes-grises-vendues-par-l-etat=671.html
http://democratie.exprimetoi.net/t1098-cartes-grises-l-etat-vend-vos-donnees-personnelles

Tout citoyen français qui souhaite exercer une activité commerciale est tenu de s’inscrire au Registre du Commerce et à l’INSEE.
Toute activité commerciale a pour obligation de produire des factures, donne lieu à paiements de charges fiscales et sociales.

Seul, l’État n’est pas concerné par les lois qu’il a institué sur le commerce.
L’État s’autorise le droit de faire du commerce comme bon lui semble en faisant voter une loi puis un amendement sur cette loi : http://www.senat.fr/dossier-legislatif/pjl09-292.html
http://www.senat.fr/questions/base/2012/qSEQ120323044.html

Par ailleurs, l’article 9 du Code Civil donne aux individus le droit à la protection de leur image.
L’État, lui s’arroge le droit de vendre les coordonnées et tous renseignements concernant les individus.

commerce Mais que pourrions-nous dire ? L’État, c’est nous et c’est donc nous qui percevons l’argent du commerce des données personnelles figurant sur les cartes grises.
Un argent perçu pour notre bien, n’en doutons pas.
Par exemple pour bâtir des logements qui abriteront les actuels « sans domicile », pour nourrir ceux qui manquent de moyens financiers faute d’emploi ou travaillant pour des salaires de misère, pour créer des centres de soins,…

Pour en revenir à l’acte commercial lui-même, bien entendu, tous ces renseignements cédés avec contre-partie financière à des sociétés privées deviennent propriété de ces sociétés qui peuvent en faire l’usage qu’elles souhaitent. À savoir, comme on peut s’en douter, les revendre à d’autres sociétés qui les exploiteront pour se créer des fichiers de clients potentiels.
Dans le cas des données personnelles figurant sur les cartes grises, nul doute que seront intéressés les vendeurs de véhicules ou d’accessoires de véhicules motorisés, les assurances, etc.

Le gouvernement a-t-il seulement conscience qu’il va peut-être se rendre complice d’actes criminels par le seul fait d’avoir autorisé cet amendement permettant à l’État de vendre les données personnelles figurant sur les cartes grises ?
En effet, rien de plus facile de nos jours que créer une société. Et avec le commerce sur Internet, il n’est même plus besoin de locaux.
Qu’est ce qui empêchera des scélérats de créer des sociétés éphémères dans le seul but d’acheter des fichiers de cartes grises qui leur fourniront tous renseignements sur les propriétaires de véhicules qu’ils s’empresseront de dérober ?

Enfin, nonobstant ce dernier point, à quand les fichiers qui recenseront

    * les femmes enceintes dont les données seront vendues aux sociétés distributrices d’articles et produits divers pour bébés,
    * les grands malades dont les identités seront communiquées au sociétés qui leur feront miroiter le bénéfice de cures ou de médicaments miracles,
    * les vieillards solitaires dont on livrera tous renseignements les concernant à des entreprises qui les inciteront à vendre leur maison en viager ou trouver l’âme sœur,…

    Mais peut-être ces fichiers sont-ils déjà en projet ?

L’autorité parentale accordée à une personne homosexuelle, vous n’y pensez pas ?

15 mars 2012

Décidément, rien ne les arrête ces gens là.

Il y a peu de temps encore, ils militaient pour être acceptés par la société.
Et puis quand, à partir de 1999, ils se sont vu accorder le droit de se pacser, ils ont commencé à revendiquer le droit de se marier.
Ensuite, ils se sont sentis des envies de parentalité.
L’adoption ne leur étant pas interdite mais restant utopique, les plus pugnaces ont réalisé leur désir en usant de l’insémination artificielle qui se pratique dans certains pays étrangers.

Et ce sont ceux là, les pugnaces nantis de chérubins, qui, maintenant, réclament le partage de l’autorité parentale.

Quand je vous disais que rien ne les arrête.

bébés lancés Heureusement, l’État est là qui combat vaillamment, armé de ses lois et aidé de la Cour Européenne des droits de l’homme, pour faire obstacle à ces exigences extravagantes.
Ainsi, en date du 15 mars 2012, peut-on lire dans les journaux le résultat de ce jugement :

    « Après examen du dossier de Valérie Gas et Nathalie Dubois, la CDEH, dans un arrêt du 15 mars 2012, confirme que le refus de la justice française d’autoriser une homosexuelle à adopter l’enfant de sa compagne n’est pas une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle mais dû à son statut administratif, à savoir le Pacs. »

Oui, je sais, on va m’objecter que, tel qu’il est écrit, c’est la justice française qui rend ses verdicts et que la justice française est indépendante de l’État.
Vous y croyez, vous, à cette indépendance de la justice française ?

À mon avis, la justice française se fiche éperdument que les homosexuels se voient ou non accordé un statut parental. C’est l’État qui n’aime pas que des couples homosexuels se mêlent de vouloir fonder des familles ; l’État considère comme une perversion le principe de famille fondée avec des homosexuels assumant le rôle de parents.
En réponse à leurs doléances, l’État brandit l’article 365 du code civil. Lequel article stipule que, dans l’intérêt des enfants, cette autorité ne peut être partagée par deux adultes que s’ils sont mariés.

L’État a raison. Toute personne sensée le dira ; une cellule familiale c’est un père, une mère, et leurs enfants.
Donc, pour rester cohérent, pour qu’un enfant soit parfaitement heureux et équilibré, la présence d’un père et d’une mère lui sont indispensables. Tout autre option crée des inadaptés quand ce ne sont pas des désaxés.

- Ainsi, sera forcément heureux et équilibré l’enfant élevé dans un foyer où la mère, alcoolique au dernier degré, passe son temps à boire et à ronfler sans se soucier de ménage et de cuisine puisqu’il bénéficiera d’un foyer normal avec père et mère.
- Ainsi, sera forcément heureuse et équilibrée une fillette violée chaque nuit par son père puisqu’elle bénéficiera d’un foyer normal avec père et mère.

bébé colère Et seront forcément défavorisés les enfants de parents célibataires (non mariés, divorcés, veufs ou veuves) de même que les enfants trimballés d’un foyer à l’autre par des familles recomposées.
Dans ce dernier cas, l’État ne devrait il pas être mis au banc des accusés ? En laissant ces enfants à la garde de personnes ne répondant pas aux critères familiaux tels que ses lois les définit, ne fait il pas preuve de défaillance criminelle ?

Si l’État était logique, tout enfant qui ne jouit pas ou plus de la protection d’un père et d’une mère unis par les liens du mariage ne devrait il pas être placé dans un orphelinat ?

Et que dit l’Église française de tout ça ?
Et bien quand l’État brandit ses lois, l’Église brandit la bible qui dit : « “Dieu créa l’homme a son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa. Dieu les bénit et leur dit : soyez féconds, multipliez vous” (Genèse 1/27-28)

L’Église est donc tout naturellement opposée et à l’adoption d’enfants par un couple homosexuel et à la moparentalité.
Un représentant de l’Église en France, un monseigneur dont le nom évoque un arôme subtilement anisé, l’a d’ailleurs déclaré sans ambages :   “Un enfant qui est né de l’union d’un homme et d’une femme a besoin d’un père et d’une mère. Pour structurer sa propre personnalité, il faut qu’interviennent auprès de lui image paternelle et image maternelle. Répondre qu’il suffit qu’un enfant se sente aimé n’est pas satisfaisant. L’enjeu éducatif est autrement exigeant. En effet, il faut aussi savoir dans quelle structure relationnelle un enfant doit être placé pour se développer. Le bien de l’enfant doit primer sur le désir d’enfant de ceux qui souhaiteraient être parents”.

    (Note de la rédactrice :
    Euh, qu’on ne s’y trompe pas. Quand le monseigneur dit « union », ça ne veut pas dire mariage mais copulation.)

Il est quand même rassurant, pour tout individu doté d’une éthique morale, de constater que sur un sujet aussi délicat, la séparation de l’Église et de l’État, en vigueur depuis plus d’un siècle, est oubliée pour le bien être de nos chers chérubins.

Et pour clore avec ce chapitre, en tant que mère monoparentale d’un fils maintenant plus que quarantenaire, je dois reconnaître que l’État et l’Église ont raison ; mon fils a réellement « mal tourné ».
La preuve, il est devenu informaticien et, à 21 ans, il avait déjà un lourd passé en ayant, entre autres, programmé « Zombi », conçu et programmé « Hurlements » hurlements, deux logiciels de jeux qui ont rencontré un certain succès sur le marché.
Je n’ose imaginer ce qu’il aurait pu devenir si, en plus de l’élever seule, j’avais été homosexuelle !

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Les illustrations sont des photos (partielle pour la première et entière pour la deuxième) des œuvres de Gustav Vigeland exposées au Frogner Park à Oslo

Promesses électeurâles

10 mars 2012

Lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle 2012. declame

Mesdames et Messieurs les candidats au poste de président de la république française (avec, ne l’oubliez pas, un contrat à durée déterminée),

- vous qui, comme d’hab., nous contez fleurette avec de belles et illusoires promesses, je viens ici, vous faire part de la mienne, unique, véritable, et sincère.

Donc, par la présente, je fais serment de voter pour celle ou celui qui cumulera le plus grand nombre d’engagements dans la liste que je vous présente ci-après :

    1 - Promulgation d’une loi qui fera obligation tant au président de la république qu’à tous les élus (députés, sénateurs, ministres, maires, secrétaires d’État, conseillers régionaux,…) de s’acquitter d’une cotisation calculée en fonction de leurs rémunérations réelles et exhaustives, quelque soit leur forme (émoluments, honoraires,…) et incluant leurs avantages divers dont le montant financier sera estimé (logements, voitures de fonction,…), pour alimenter un fond d’aide de l’État qui sera distribué prioritairement
    mainpoche

      - aux personnes sans ressource par le biais d’associations caritatives chargées de leur fournir le vivre et le couvert
      - aux handicapés
      - aux hôpitaux
      - aux maisons d’accueil des retraités financées par l’État,
      - aux étudiants qui donneront la preuve de leur volonté d’acquérir des connaissances en vue d’obtenir des diplômes utiles à la société
      - aux associations de défense des animaux
      - aux chercheurs qui donneront la preuve qu’ils œuvrent pour le bien de la communauté, tant en qui concerne la recherche médicale que pour l’amélioration des conditions de vie
      - aux créateurs d’emplois qui justifieront de réelles capacités de gestion.

    2 - Promulgation d’une loi qui annulera le droit pour les serviteurs de l’État, quel que soit leur statut, de disposer de voitures et de logements de fonction tant que chaque français exerçant une profession ou en recherche d’emploi ne sera pas pourvu d’un lieu d’habitation décent.

    3 - Promulgation d’une loi qui autorisera chacun à disposer librement de son corps et à créer une commission qui veillera à son application, ce qui implique :

      a - Droit d’exprimer ses préférences sexuelles et religieuses sous réserve qu’elles ne représentent pas un danger pour la communauté. Ce qui inclut le droit aux péripatéticiennes d’exercer librement leur profession si elles en expriment le souhait.
      
b - Réel droit d’asile pour les personnes étrangères sous réserve qu’elles ne représentent pas une charge pour la communauté
      
c - Droit de mourir dans la dignité avec le choix d’avoir recours à l’euthanasie sous réserve d’en avoir fait la demande par un acte authentifié devant notaire en présence de deux témoins majeurs et muni d’une ordonnance médicale attestant de sa parfaite santé morale.

    patronsvoyous 4 - Promulgation d’une loi qui légalisera l’interdiction à tout professionnel de la finance ou à tout patron d’entreprise ayant bénéficié d’aide de l’État qui aura failli, la possibilité de continuer ou de reprendre une activité sur le territoire français et se voir perdre tous ses droits de citoyen français.

    5 - Promulgation d’une loi qui légalisera le vote blanc considéré comme un refus de choisir entre les deux prétendants au siège présidentiel et impliquera l’obligation d’une troisième candidature.

    6 - Promulgation d’une loi qui abolira l’obligation du recours aux 500 signatures recueillies auprès des maires pour pouvoir être candidat à l’élection présidentielle ce qui est absolument antidémocratique et contraire à la devise de la république qui déclare tous les citoyens libres et égaux en droits.

    7 - Promulgation d’une loi qui interdira l’usage des plates-formes téléphoniques pour toutes les administrations. Toute personne devant avoir un libre accès direct aux services d’état qu’elle rémunère par le versement de ses impôts.

    8 - Promulgation d’une loi qui donnera obligation au gouvernement en place de publier chaque fin de mois, dans tous les quotidiens nationaux, un tableau indiquant le détail de toutes les taxes et impôts perçus et le détail des dépenses effectuées en tenant compte des subventions accordées.

    recetdep

Messieurs et Mesdames les candidats au poste de président de la république française,
si je vous écris cette lettre, c’est parce que je suis effarée par le niveau de médiocrité qui vous uniformise.
Bien sûr, vous ne la lirez pas et, quand bien même vous la liriez, vous n’en tiendriez pas compte et la jetteriez en haussant les épaules dédaigneusement. Parce que si vous vous gargarisez du mot « peuple » quand vous discourez, tout prouve que, le peuple, vous ne le connaissez pas. Pire, vous ne le reconnaissez pas.

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Et j’entends d’ici les critiques que soulèverait ma missive lue par des électeurs :
« Y’a absolument rien d’original dans sa bafouille ! C’est ce qu’on veut, tous. »
certains oubliant en toute bonne foi qu’ils ne sont pas du tout favorables à l’accueil des étrangers ou au libre exercice de leur profession par les péripatéticiennes ou encore à la légalisation de l’euthanasie.

Que mes demandes ne soient pas originales, j’en suis bien d’accord. MAIS ALORS ?
Qu’on veuille bien m’éclairer ! Qu’on veuille bien m’expliquer quelles mutations étranges subissent les cerveaux de nos élus politiques pour que des demandes aussi raisonnables, aussi banales, deviennent irréalisables dès lors qu’il s’agit de les mettre en application ?

De même, concernant la loi faisant l’objet du 8ième point, certains railleraient :
« Voilà bien une loi inutile puisque nous sommes déjà informés par la Cour des comptes qui s’y entend à dénoncer les abus. »
Et je prétends moi que le rôle de la Cour des comptes, tel qu’elle le définit elle-même : « … Par ses rapports publics, elle contribue à l’information des citoyens. […] » est insuffisant qui se contente de constater mais qui n’a pas autorité pour prohiber ou contrecarrer.

Alors que si tous les citoyens qui le souhaitent étaient en mesure de contrôler les comptes de l’État, il est à supposer que ces comptes seraient mieux gérés par crainte de représailles.

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L’illustration, la pythie a été empruntée au site http://www.zestforart.com de Noémie Roussel

La perte souhaitée des 3 A

22 janvier 2012

s’agissant des 3 A des initiales pour « Affreuses Affres Afghanes »

Vendredi 20 janvier 2012, aux environs de 8 heures, des militaires français font du footing sur la base de Gwam située dans la vallée de Tagab en Afghanistan.
Un homme, vêtu de l’uniforme de l’ANA (armée nationale afghane) ouvre le feu sur eux. tireur
Le footing est une activité sportive qui ne se pratique pas avec une mitraillette à l’épaule ou un révolver glissé dans la ceinture de son survêtement. Il est donc facile à l’homme de tuer, par surprise, 4 militaires et d’en blesser 15 autres, dont 8 très grièvement, avant que quiconque intervienne.

Que sait-on de ces soldats si ce n’est leur âge, leur grade, et leur appartenance à tel ou tel régiment ?
Que sait-on de leurs parents ? De leurs compagnes et de leurs enfants ? De leurs sœurs et frères ? Les uns qui pleurent leurs morts, les autres qui vivent dans l’angoisse et la peur au chevet de leurs blessés. Que sait-on de leurs amis qui souffrent ?
RIEN.

Si encore la cause de cette ignorance était due à une décence inattendue des médias d’habitude avides d’interviewer les familles en détresse !
Il est à craindre qu’elle soit surtout le fait de l’indifférence ; l’intérêt des médias étant focalisé sur l’aspect politique de cette nouvelle tragédie.

Ils sont servis.
Avec, pour ne citer qu’eux, micro

    - Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) : « Ce drame souligne plus que jamais l’absurdité de la situation. La France n’a rien à faire dans cette guerre américaine. Nos soldats doivent quitter immédiatement l’Afghanistan. »
    - François Hollande (Parti Socialiste) : « Je veux rappeler ma position ; si les Français m’accordent leur confiance le 6 mai prochain, je retirerai nos troupes d’Afghanistan fin 2012. »
    - François Loncle (Parti Socialiste) : « La mort de 4 soldats français en Afghanistan suscite à la fois l’émotion et la colère. Ce nouvel acte de guerre, ce nouveau crime doit faire prendre conscience une fois pour toutes au gouvernement et au peuple français qu’il faut retirer nos troupes d’Afghanistan » - « Aujourd’hui, pour des raisons tristement électoralistes, M. Sarkozy semble enfin mesurer l’absurdité du statu quo français en Afghanistan. Il est temps de passer aux actes. »
    - Gaëtan Gorce (Parti Socialiste) : « Le président de la République doit rendre des comptes sur les choix qu’il a effectués. Non seulement parce que ces choix se sont révélés erronés, mais parce qu’ils ont coûté la vie à nos soldats et que ces pertes auraient pu être évitées. »

Quid de la compassion pour les tués, les blessés, leur famille et leurs amis ?

À noter que ces messieurs du Parti Socialiste oublient un peu vite que Nicolas Sarkozy n’est pas à l’origine de la présence de l’armée française en Afghanistan.
La décision a été prise en 2001, sous le gouvernement de Lionel Jospin (décision appuyée par Jacques Chirac, président de la république de l’époque), après un débat au Parlement.
La France, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, intervenait en Afghanistan, aux côtés de 40 nations parmi lesquelles 25 des 27 pays de l’Union européenne, à la demande des autorités afghanes et sous mandat de l’ONU. La raison invoquée était que l’Afghanistan était dirigé par les talibans et que pays servait de base arrière au terrorisme international où il trouvait assistance et financement via le trafic de drogues. La tragédie du 11 septembre au cours de laquelle les Tours Jumelles de New York avaient fait l’objet d’attentats n’était évidemment pas étrangère à cette intervention.

Il est effarant de constater que cette décision a été prise 12 ans seulement après que L’Union Soviétique a, le 15 février 1989 déclaré forfait dans la guerre qui l’opposait à l’Afghanistan depuis le 27 décembre 1979.
char russe L’Union Soviétique avait, elle aussi des raisons (supposées) louables pour forcer les frontières de l’Afghanistan avec ses chars et l’envahir.
Elle prétendait rétablir l’ordre dans un pays ravagé par les crises provoquant alors les ricanements sceptiques des européens et l’affrontement avec les États-Unis aidés du Pakistan pour organiser la résistance afghane.

Seulement 12 petites années après, avec l’aval du président Chirac, le gouvernement Jospin engage la France dans une ‘invasion’ qui, outre de colossales pertes financières, a coûté 14000 morts et plus de 75000 blessés à l’Union Soviétique.
Étonnons-nous que notre présence en territoire afghan soit responsable de la mort de 82 soldats français pendant une période d’une même durée.

Donc, les socialistes semblent mal venus de critiquer Nicolas Sarkozy.
Pourtant, ils n’ont pas tort car ce que le gouvernement Jospin avait fait, le gouvernement Sarkozy avait toute latitude de le défaire un an après l’avénement du Tsar Nicolas.

La question s’est en effet posée en 2008 de maintenir (ou non) la présence en Afghanistan de l’armée française après que, le 18 août, 10 soldats ont été tués et 21 autres blessés dans une embuscade près de Kaboul.
Le 22 septembre suivant, Le Parlement a été réuni en session extraordinaire et, au titre de l’article 35 de la Constitution a voté le maintien des forces armées françaises en Afghanistan. En ouverture du débat à l’Assemblée nationale, le Premier ministre aurait rappelé que les “deux objectifs majeurs” de la mission étaient de :

    « permettre aux Afghans d’assurer leur propre sécurité »
    « garantir la stabilité des institutions afghanes »

et affirmé : « pour construire la paix, il faut en toute circonstance rappeler l’objectif central : donner au peuple afghan le pouvoir d’assurer par lui-même et pour lui-même sa sécurité, sa prospérité et sa souveraineté. »

Depuis, pour justifier sa position, pour justifier les soldats tués et blessés, le gouvernement Sarkozy n’a cessé de seriner que la présence française était source d’amélioration pour la population afghane :

    - construction de milliers de kilomètres de routes,
    - 6 fois plus d’enfants scolarisés
    - 5 fois plus d’afghans ayant accès à l’eau potable et 10 fois plus ayant accès à des soins,…

femmepleure
Seulement voilà, dans trois mois auront lieu de nouvelles élections présidentielles et pour le candidat Sarkozy 4 morts de 2012 sont bien plus effroyablement morts que les 10 de 2008 et les 15 blessés de 2012 sont bien plus affreusement blessés que les 21 de 2008.

    - Alors le président candidat non encore déclaré (à ce jour) Sarkozy ne réitérera pas la phrase qu’il avait prononcé en 2008 : « la France est résolue à poursuivre la lutte contre le terrorisme, pour la démocratie et la liberté ».
    - Alors, le président candidat Sarkozy se scandalise que l’on puisse être assez perfide pour user de ruse dans le but de commettre un acte de guerre.
    - Alors le président candidat Sarkozy envoie en Afghanistan son ministre des Armées, le très martial Gérard Longuet, avec mission de déclarer : « Si les conditions de sécurité ne sont pas clairement rétablies, alors se posera la question d’un retour anticipé de l’armée française ».
    - Alors le président candidat Sarkozy prend son air le plus menaçant et sa plus grosse voix pour gronder que « Nous ne pouvons pas accepter qu’un seul de nos soldats soit blessé ou tué par nos alliés. L’armée française n’est pas en Afghanistan pour que les soldats afghans lui tirent dessus ».

Jouer les matamores sert en général à masquer son impuissance. Il semble bien qu’en dépit de son verbiage, le Tsar Nicolas ne dispose pas du pouvoir nécessaire pour ordonner le retrait immédiat des troupes françaises d’Afghanistan.
Pourquoi autrement, cet homme qui n’a jamais été un adepte de la procrastination, cet homme qui veut toujours tout tout de suite promettrait il le retrait des troupes françaises d’Afghanistan pour seulement fin 2012 ?
Il ne fait aucun doute que s’il en avait le pouvoir, le Tsar Nicolas ordonnerait le retrait illico presto des troupes françaises basées en Afghanistan. Moins sans doute par compassion pour les familles des militaires que pour donner un coup de pouce au candidat Sarkozy. Il devient tellement plus évident chaque jour que ces soldats français et autres, qui sont tués ou blessés, ne sont pas sacrifiés pour le bien-être des afghans mais pour servir des intérêts ignorés des citoyens lambda.

Quelques astuces pour faire face à la crise

1 janvier 2012

Pas la financière, bien sûr.
Je ne suis pas économiste et me satisfais de gérer
(plutôt bien, ma fois) mon modeste budget.

Non, je parle d’astuces destinées à l’élément masculin si vite, si facilement déstabilisé par les humeurs de leurs compagnes.
Un peu, aussi, pour rendre service à ces dernières que je n’ai pas habituées à tant de solidarité.
Je parle d’astuces pour faire face à un genre de crises tout aussi redoutables que la crise financière pour ceux qui s’y trouvent confrontés, les crises de jalousie, de rage, de nerfs.
amoureuxpeynet Rappelez-vous, Messieurs, et le souvenir n’est peut-être pas si lointain pour certains, combien vous étiez fiers d’avoir su conquérir cette femme. L’unique, la perle rare, celle qui hantait vos jours et vos nuits, dont la silhouette de rêve vous faisait fantasmer. Une « bombe » avez-vous pensé. Parce que, ne vous en déplaise, Messieurs, même quand vos sentiments vous inclinent à la poésie, une trivialité toute masculine a une fâcheuse tendance à accaparer votre cerveau.

Erreur, Messieurs ! Ce n’est pas avec une «bombe» que vous vous êtes unis pour le meilleur et parfois pour le pire (ce dernier point valant pour les deux partenaires) mais avec une grenade dégoupillée Flower . Et même les plus niais (un terme gentil pour remplacer le mot ‘abrutis’) savent comme peut être dangereuse une grenade dégoupillée et comme il convient de la manipuler avec d’extrêmes précautions.

Sachez-le, Messieurs, tôt ou tard, vous serez confrontés à ces questions pièges :

    Question n° 1 - « Qu’est ce qui te plaît le plus chez moi ? »
    Vous, balourds, allez répondre une bluette idiote du genre :
    * À la romantique : « Tes yeux si bleus et ton teint de pêche, ma tendre. »
    * À la coquette : « Ton élégance innée, ma chérie. Personne ne porte la toilette avec autant de classe que toi.»
    * À la bas-bleue : « Ton intelligence et ta finesse de déduction, ma très aimée.»

Et aucun de vous ne comprendra pourquoi sa dulcinée lui fait la gueule.

Alors que si vous répondez :

    « Que veux tu que je te dise, mon amour. Tu es absolument sublime et aucune femme ne t’égale.»

vous serez récompensés du sourire approbateur de celle dont on reconnaît les mérites et la beauté.
chatsamour

Question n° 2 - « Je parie que tu ne te rappelles même plus la couleur de la robe que je portais le jour de notre première rencontre. »
Vous auriez bien envie, alors, de répondre que vous vous fichiez bien d’une robe que vous n’aviez que l’envie d’ôter pour goûter au corps de la belle. Vous n’êtes cependant pas suffisamment nigauds pour vous y risquer. Vous pestez d’avoir à répondre à une question aussi futile pour éviter une scène. Vous êtes quand même assez finauds pour deviner que vous êtes dans le pétrin parce que vous êtes bien incapables de vous rappeler la couleur de cette robe.
Allons un peu d’imagination que diable !
Tout d’abord, il vous faut afficher un air extasié. Ensuite ne pas craindre l’outrance. Enfin user sans modération de trémolos émus en répondant :

    « Mon amour. Je suis désolé de n’avoir pas porté attention à une robe qui devait, j’en suis sûr t’aller merveilleusement. Mais quand je t’ai vue, ça a été comme une illumination. Tu étais si belle ! Je n’ai vu que tes yeux si lumineux, ton sourire si éclatant, ta silhouette de rêve ! J’ai cru voir un ange. J’étais ébloui. Et c’est le souvenir que je garderai toujours de notre première rencontre, ma chérie.»

Et c’est à ce moment précis où vous aurez obtenu la récompense d’un regard extasié qu’il vous faudra faire preuve de perfidie en demandant d’un ton innocent :

    « Et toi, qu’est ce qui t’a plu chez moi ? Parce que je n’en reviens toujours pas que tu m’aies choisi. »

Voilà, croyez-moi, un discours qui vous garantira la paix pour quelques temps.

Les pièges ne résident pas seulement dans les questions mais aussi dans votre attitude parfois infantile et irréfléchie, Messieurs.
Ainsi, cet espèce d’automatisme primaire de primates en rut qui vous fait vous retourner ou, pour le moins vous dévisser le cou, quand vous croisez une de ces nanas sveltes et sexy.
Cessez donc vos faux-fuyants lamentables qui ne trompent certainement pas une compagne aux sens d’autant plus affutés qu’elle est alors habitée par des instincts meurtriers.
Au lieu de piteux

    * « Qu’est ce que tu vas chercher ! J’ai seulement cru m’entendre appelé. Je t’assure que je ne regardais pas cette pouffiasse.»
    * « La fille ? Quelle fille ? Oh, celle-là, je ne l’avais même pas vue ! Je me suis retourné parce que je croyais avoir marché sur une crotte de chien.»

qui exaspéreront encore plus votre compagne laquelle ne vous pardonnera pas de vouloir la prendre pour une idiote,
je vous recommande de ne surtout pas nier et, bien au contraire, de lancer négligemment avec le sourire franc et sincère du parfait faux-jeton à qui rien ne peut être reproché :

    « Oui, bien sûr que je l’ai maté cette nana. Je ne pouvais pas m’empêcher de me dire que c’était le genre à bouffer de la salade assaisonnée au citron à chaque repas. Bravo l’ambiance ! En même temps ça me rappelait un dicton de ma grand’mère qui aimait à dire : Qui à table n’a pas d’appétit n’en a pas plus au lit.»

(Oui, bon, d’accord, je viens de l’inventer celui-là. Raison de plus pour vous l’approprier)

balayeuse Enfin, Messieurs, si vous voulez vous garantir paix et harmonie dans votre ménage, abstenez-vous, je vous prie, d’user de ce genre de déclarations des plus exaspérantes :

    * À table, et alors que votre compagne présente un plat de viande à vos invités : « Du rôti de veau, quelle bonne idée ! Ha ! le rôti de veau de maman ! Chaque fois que j’y pense, je m’en lèche les babines. »

    * Avant de partir travailler, en ôtant de son cintre, pour l’enfiler, le pantalon repassé par votre compagne parmi toute une montagne de linge : « C’est marrant, ça, que tu n’arrives jamais à obtenir un pli parfait. Maman y arrivait parfaitement, elle. »

    * En rentrant le soir pour retrouver une maison propre grâce à une compagne qui, après son retour du bureau, a consacré une bonne partie de sa soirée à faire le ménage en plus d’avoir préparé le repas et aidé les enfants à faire leurs devoirs : « Si tu savais la journée que j’ai passée ! Je suis crevé ! On passe quand à table ? »

Avec, pour les couples et ceux qui aimeraient bien adhérer au club, mes meilleurs vœux de paix et de sérénité en 2012

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Bien sûr l’illustration pour la bombe dégoupillée est une blague
Il s’agit de l’eau de toilette Flowerbomb de Viktor & Rolf vendue par Sephora